Publié le 27 avril 2026 à 20:17

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Ce dimanche, le LOSC s’est imposé face au Paris FC (0-1) sur la pelouse du Stade Jean Bouin. A l’issue de la partie, nous sommes allés à votre rencontre, supporters lillois, afin de recueillir vos impressions.
Accrochés par l’OGC Nice la semaine passée (0-0), les Dogues ont cette fois retrouvé le chemin de la victoire dans la capitale (0-1). Sur l’ensemble du mois d’avril, les hommes de Bruno Genesio ont frôlé le sans-faute : quatre matchs, trois victoires, un nul, huit buts inscrits pour aucun encaissé. Ce succès face au Paris FC marque d’ailleurs une quatrième rencontre consécutive sans encaisser de but pour Berke Özer.
Dans cette partie, la réussite a néanmoins joué un rôle non négligeable. Bien entrés dans leur match, les Lillois ont concrétisé leur domination grâce à un penalty transformé par l’intenable Matias Fernandez-Pardo (26e). Mais ils ont ensuite tremblé lorsque Mathieu Vernice a accordé un penalty au Paris FC pour une main de Ngal’ayel Mukau (74e). Ilan Kebbal a trouvé le poteau, et dans la foulée, Luca Koleosho a vu sa tentative repoussée par un Berke Özer décisif. Les Parisiens ont ensuite été freinés dans leur élan après l’expulsion de Pierre Lees-Melou (85e).
A l’issue de la rencontre, Milann et Antoine nous ont livré leurs impressions.
Une question de ressenti
Après la victoire du LOSC sur la pelouse du Paris FC, Milann se montre globalement satisfait de la prestation lilloise, tout en pointant quelques axes d’amélioration. « Honnêtement, c’était une rencontre maîtrisée », confie-t-il, soulignant la capacité des Dogues à contrôler le match dans son ensemble.
Le supporter nuance toutefois son analyse en évoquant une fin de rencontre plus délicate. « Il y a eu une fin de match avec un Paris FC plus dangereux, qui a multiplié les incursions avant de se voir accorder ce penalty« , précise-t-il, mettant en avant un léger relâchement qui aurait pu coûter cher.
Malgré cette victoire, Milann regrette un manque d’efficacité offensive. « Le point négatif, c’est de ne pas marquer beaucoup plus de buts. »
« Matias Fernandez-Pardo est l’homme de cette fin de saison côté lillois. »
Comme son prédécesseur, Antoine voit dans cette rencontre, une partie globalement sous contrôle. « Le match a été maîtrisé. Le Paris FC n’a pas franchement été dangereux », analyse-t-il, estimant que les Lillois ont su gérer leur avance sans réellement être inquiétés.
Un sentiment de maîtrise qui n’empêche pas quelques regrets. « Je pense que les joueurs étaient davantage en gestion, même si un deuxième but n’aurait pas fait de tort. » S’il pointe du doigt l’absence du but du break, Antoine souligne la prestation de Matias Fernandez-Pardo, proche d’inscrire un doublé. « Il a encore été très remuant et pertinent, il est pour moi l’homme de cette fin de saison côté lillois. »
Du laxisme, vraiment ?
A l’issue de la rencontre, Thomas Meunier s’est présenté face aux médias. S’il s’est satisfait de la victoire, il en a profité pour relever un certain laxisme, qui aurait pu coûter cher aux hommes de Bruno Genesio. Mais comment les supporters des Dogues ont jugé les attitudes lilloises ?
Milann décide d’aller à rebours de l’analyse du latéral belge; Au contraire, il insiste sur l’état d’esprit affiché par les siens, notamment en début de rencontre. « J’ai trouvé les attitudes très bonnes en première mi-temps, avec beaucoup d’envie », souligne-t-il, saluant l’implication des joueurs.
Pour aller dans le sens de son joueur, il reconnaît toutefois un relâchement en fin de match, qui vient nuancer ce constat positif. « Sur la fin, on s’est relâché et c’est franchement dommage. On a laissé le Paris FC devenir dangereux sans qu’ils aient eu énormément à faire. »
« On aurait dû faire plus pour se mettre à l’abri plus rapidement »
Malgré cela, il retient un élément essentiel : la solidité défensive. « Mais comme à chaque match, on a réussi à ne pas encaisser, et c’est ce qu’on retiendra », conclut-il, mettant en avant la capacité du LOSC à préserver sa cage inviolée.
De son côté, Antoine se montre davantage en phase avec l’analyse de Thomas Meunier, évoquant un certain manque de rigueur dans la gestion du match. « Je suis plutôt d’accord avec ses propos. On aurait dû faire plus pour se mettre à l’abri plus rapidement, » estime-t-il, regrettant un manque d’efficacité pour tuer la rencontre.
Le supporter pointe notamment une fin de match mal maîtrisée, qui aurait pu coûter cher. « On s’est fait peur avec ce penalty et même lorsque Pierre Lees-Melou a été exclu, nous n’étions pas en totale maîtrise. » Pour lui, les joueurs ont fait preuve d’un certain relâchement. « Comme l’a dit Meunier, on a été laxistes sur certains points. »
Malgré ces réserves, il retient l’essentiel : le résultat. « Néanmoins, je suis plutôt content puisque les trois points sont là, c’est le principal. »
Le podium en objectif
Toujours quatrièmes, à égalité de points avec Lyon, troisième, les Dogues ont pris une longueur d’avance sur l’Olympique de Marseille et l’AS Monaco, tous les deux tenus en échec lors de cette 31e journée. Comment les fidèles du Stade Pierre Mauroy envisagent les trois dernières rencontres ?
« Quand tu es 3e à égalité avec Lyon tu es obligé de parler de Ligue des Champions. »
Aux yeux de Milann, le LOSC n’a jamais été si proche du podium ces dernières saisons. « Quand tu es troisième à égalité avec Lyon tu es obligé de parler de Ligue des Champions. » Alors qu’il ne reste que trois matchs, le supporter pense que le LOSC finira dans les quatre premières positions. « Je ne vois pas de raisons, sauf énorme naufrage, pour ne pas finir dans le top 4, » lâche-t-il, confiant sur les prochaines échéances.
Lorsqu’on combine dynamique positive et avantage du calendrier, les espoirs ne peuvent s’évaporer. « En plus d’être l’une des équipes les plus en forme, on est le club du top 6 avec le calendrier le plus abordable, sur le papier, » avoue-t-il conscient de la chance qu’ont les Lillois. Il l’assure : « le LOSC finira top 4. »
Chez Antoine, les attentes sont les mêmes. « À trois journées de la fin, quand tu es à égalité avec Lyon, troisième l’objectif est clair : c’est le podium, » confie-t-il avec espoir. Se qualifier directement pour la Reine des Coupes relevait presque de l’impossible après le début d’année des Dogues. « Finir sur le podium après notre début d’année 2026 relèverait presque de l’exploit. Quand on regarde où on en est actuellement, les calendriers respectifs de Lyon et de Rennes, on se dit qu’on a des chances d’y être. »
Si la compétition est ce qui se fait de mieux sur le plan sportif, elle est également attractive pécuniairement. « Au delà du prestige, ce serait un vrai plus financier de décrocher cette qualification, » conclut-il.






