Publié le 19 avril 2026 à 12:36

Accolade entre Claude Puel et Bruno Genesio avant LOSC - OGC Nice.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure autour du LOSC. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors du nul (0-0) concédé par le LOSC face à l’OGC Nice.  

C’est sur une dynamique qui donne le sourire, soit quatre succès consécutifs, que le LOSC accueillait l’OGC Nice dans le cadre de la trentième journée de Ligue 1. L’identité de cet adversaire l’atténuait néanmoins quelque peu, au vu de leur historique commun.

Les Aiglons ont pris l’habitude de malmener les Dogues, opposition face à laquelle ils ne se sont inclinés qu’une seule fois lors des sept dernières occurrences. La passe de 8 a été réalisée ce samedi, puisqu’ils ont été capables, avec une ligne de cinq joueurs et une autre de quatre individualités, de les neutraliser (0-0) une nouvelle fois. Un manque d’efficacité lillois à Pierre-Mauroy, ce n’est pas non plus une première fois.

Double faux départ

Pas de but en 90 minutes, cette partie n’a pas été enivrante, c’est peu de le dire. Il était sans doute possible de le prévoir en amont, avec un avant-match marqué par un retard et de faux départs. C’est du moins ce que se sont permis les acteurs du jeu, ainsi que certaines des individualités qui les entourent. Pour le retard, il faut se tourner vers la tribune de presse, là où le commentateur Smaïl Bouabdellah a bien cru devoir animer en solitaire le direct diffusé sur la plateforme Ligue 1+. Son compère Benjamin Nivet, dans sa veste en cuir, apparaissait à ses côtés sur le gong, à l’entrée des joueurs. Les équipes présentes autour de lui s’affairaient pour qu’il puisse être rapidement équipé, effervescence qu’il n’a pas été possible de percevoir sur la petite lucarne.

Pour les faux départs, il faut d’abord se rendre dans le tunnel. Le corps arbitral et les joueurs allaient le quitter quelques instants trop tôt, contraints de patienter une petite minute après un premier départ. Les « allez les gars, allez » ont ainsi pu retentir à deux reprises sous la lumière rougeâtre du couloir lillois. C’est ensuite sur le pré qu’il fallait se reprendre par deux fois. L’engagement n’avait pas encore été donné que des Dogues s’étaient déjà jetés dans le camp niçois. Il a ainsi fallu recommencer à zéro, une seconde fois.

De la frustration, des sifflets et des ronflements

Un match, même lorsqu’il se conclut sur un résultat nul et vierge, est à l’origine d’une multitude d’émotions diverses et variées. Bruno Genesio était l’un des premiers à les exprimer, laissant rapidement jaillir de la frustration et de l’énervement dans sa zone technique. Tout au long du premier acte, il réclamait plus de vitesse, multipliait les allers-retours entre son banc et la proximité avec ses joueurs, tout en passant énormément de consignes à ses hommes. De la frustration, il y en avait aussi chez Romain Perraud (23′), lorsqu’il mimait les agissements du corps arbitral sur une touche donnée aux Niçois alors qu’elle paraissait lilloise, ou chez Félix Correia, qui goûtait à cette amertume à sa sortie (56′) effectuée sous les sifflets d’une partie du public de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy.

Les supporters lillois, plus de 40 000 d’entre eux étaient présents en tribunes, ont pu interagir à plusieurs reprises avec les acteurs du jeu. Ethan Mbappé tentait d’abord de les haranguer, des gestes auxquels ils répondaient en redoublant d’effort dans la voix. Jonathan Clauss jouait également avec le public. Ancien lensois, il l’applaudissait à sa sortie (83′), s’en moquait même. Bien loin de ces considérations, certains supporters s’endormaient en tribunes. Non loin de celle réservée à la presse, un homme seul s’était laissé tomber dans les bras de Morphée. Certains Lillois présents non loin de là s’amusaient en s’approchant et en se prenant en photo à ses côtés (80′). De l’amusement à l’hommage : c’est une habitude prise par le public lillois lors de chaque réception de l’OGC Nice. Les téléphones se lèvent et s’illuminent pour rendre hommage aux 86 victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais à Nice.

Enfin, toujours sur le pré, c’était de la douleur que ressentait Ayyoub Bouaddi. Mis au repos une semaine plus tôt, à Toulouse, pour un choc au genou, il voyait cette même sensation ressurgir après avoir percuté Tanguy Ndombélé (60′). Le milieu de terrain lillois quittait la rencontre une quinzaine de minutes plus tard, sans pouvoir cacher qu’il boitait (78′). Sa situation était d’ailleurs commentait par Bruno Genesio au coup de sifflet final.

Des retours en coulisse

Après avoir quitté le pré sous les sifflets, Félix Correia était la première individualité à quitter le vestiaire lillois et la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy. Olivier Giroud est, contrairement à son compère portugais, resté bien plus longtemps dans ses couloirs. Il se présentait longuement devant la presse, de Ligue 1+ aux médias locaux, jusqu’à rester une dizaine de minutes avec la presse italienne. Un journaliste milanais avait fait le déplacement pour prendre des nouvelles de l’ancien joueur de l’AC Milan. Les deux hommes ont échangé dans un italien parfait, animant ainsi la zone mixte de leur accent respectif.

Non loin de là, toujours en coulisses, Claude Puel multipliait les échanges. Il ne cessait, mètre après mètre, pièce après pièce, d’être interpellé par de vieilles connaissances qu’il saluait avec un grand sourire. Le technicien niçois sera toujours chez lui, à Lille. Chez lui ? Martin Terrier l’était aussi. Bien plus discret, l’attaquant du Bayer Leverkusen apparaissait brièvement dans les couloirs. « C’est la famille ici », nous souriait-il, justifiant ainsi sa présence. Il est, pour rappel, éloigné des terrains depuis la fin du mois de mars pour une blessure à l’ischio-jambier droit. Une petite interaction, avant de filer et de disparaître en coulisses.

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