Publié le 23 mars 2026 à 12:52

Crédit Photo : LOSC Médias
Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure autour du LOSC. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors de la victoire empochée par les Dogues (1-2) sur l’OM ce dimanche.
C’est un comble pour un Nordiste, mais après avoir quitté le soleil éblouissant du Nord, celui qui brillait déjà dans le soleil de Birmingham, il fallait se confronter au froid et à la pluie de Marseille. Cette ville, on l’avait évidemment connue plus accueillante, d’autant plus au vu du contexte. Les forces de l’ordre étaient plus nombreuses, notamment en après match, pour veiller au bon déroulé d’une soirée marquée par les élections municipales. De grands panneaux publicitaires promouvant des directs télévisuels à leur sujet ornaient d’ailleurs les abords de l’Orange Vélodrome, plaçant un événement face à l’autre de facon assez paradoxale.
Les sifflets changent de camp
Accueillant, le public marseillais l’a été avec les Dogues qu’il n’a eu de cesse de siffler, de l’échauffement à chacune de leurs attaques placées. Les Dogues, se sont pourtant eux qui vivaient une soirée tranquille, vainqueurs au coup de sifflet final (1-2). Les Marseillais ne pouvaient pas en dire autant, conspués lors de leur tour d’honneur. Chaque tribune ajoutait tour à tour une couche jusqu’à ce que des « l’OM, c’est nous » descendent du virage.
Les hommes de Bruno Genesio pouvaient quand à eux profiter du spectacle, se câlinant et hurlant de joie sous la pluie. Berke Özer se permettait même d’embrasser le crâne d’Olivier Giroud, un crâne dont le coup de casque aura été salvateur. Il y avait de l’amour dans l’air, voire une certaine admiration (voir ci-dessous). D’un gardien à l’autre, le cri de guerre fêtant la victoire était pour Arnaud Bodart, lui qui empochait son premier succès en Ligue 1 en ayant été dans les cages du LOSC. Il s’était, avant cette victoire à Marseille, incliné contre Lyon ainsi qu’à Nice.
Les 3 points, c’est dans la poche 🫡
Les joies de la victoire 🥳#OMLOSC #Ligue1 #LOSC pic.twitter.com/CSBlNzctg4
— LOSC (@losclive) March 22, 2026
Le jardin secrets des joueurs
L’Orange Vélodrome n’est pas un stade agencé comme les autres. Sans doute préféré par les acteurs du jeu, il leur permet de passer une soirée tranquille, loin des journalistes qu’ils peuvent ne jamais croiser puisque la zone mixte est synonyme de détour. Un soir de défaite, personne ne pourrait se présenter aux médias qu’ils ne pourraient rien faire pour tenter de les alpaguer… ou tout simplement interagir de façon amicale. Ils pourraient ne jamais se croiser : les deux mondes étant en quelque sorte séparés l’un de l’autre.
En admiration devant Giroud
Une absence de réaction, ce n’est heureusement pas ce qui s’est produit ce dimanche dans les rangs lillois. Nabil Bentaleb a enchaîné, passant de la petite lucarne aux caméras des médias plus traditionnaux. Souriant, il avait la volonté de garder les pieds sur terre, mais finissait par leur avouer une certaine admiration pour Olivier Giroud, resté « une éternité » dans les airs pour inscrire le but de la victoire (86’). L’international algérien l’avait d’ailleurs appelé spontanément « Giroud », se rendant compte de la chose, riant de lui-même, pour finir par l’appeler « Olive » comme l’ensemble du vestiaire lillois.
De l’admiration pour Olivier Giroud, il n’était pas le seul. « Oh mon Dieu, oh mon Dieu », répétaient une poignée d’influenceurs le téléphone à la main lorsqu’il débarquait à son tour en zone mixte. Cette poignée finissait par s’éclipser, et ce, pour le plus grand bonheur des journalistes, pouvant enfin travailler en paix. Thomas Meunier, auteur d’un but et d’une passe décisive, était quant à lui passé entre les mails du filet. Malgré les demandes des journalistes et la promesse de l’attaché de presse, il avait réussi son coup en montant très vite dans le bus lillois, échappant à la vigilance de tous
L’arbitrage au cœur des débats
Un duel entre le LOSC et l’Olympique de Marseille est toujours relié à des polémiques arbitrales. Un an plus tôt déjà, lorsque les Dogues avaient arraché résultat nul (1-1) grâce à Bafodé Diakité, la belle opération lilloise avait été contestée par les médias locaux. Bis repetita ce dimanche, tant en zone mixte qu’en conférence de presse. Le tournant du match ? Entre l’expulsion potentielle de Nathan Ngoy, celle de Calvin Verdonk ou encore celle de Hakon Haraldsson, la sortie sur blessure de Mason Greenwood (pas un mot sur le poing dans la figure de Berke Özer), le match disputé ce dimanche à une nouvelle fois fait l’objet de nombreux virages.
Si Bruno Genesio renvoyait son confrère Habib Beye à leur première confrontation de l’année, Alexsandro avait été expulsé de façon précoce (14’) offrant la victoire sur un plateau au Stade Rennais (0-2), Olivier Létang n’avait que faire de ces stériles débats, même si entre le LOSC et l’OM, il existe une rivalité de plus en plus marquée. Toujours suspendu, il apparaissait simplement auprès des journalistes lillois pour débattre du fond : le jeu lillois. Il se montrait notamment ravi du retour progressif de Hakon Haraldsson, avec lequel il avouait « avoir échangé tous les jours » (ou presque) ces dernières semaines au Domaine de Luchin. Le but ? Tenter de lui redonner confiance.
Le dirigeant lillois quittait les Nordistes le sourire aux lèvres, heureux des récents résultats empochés en championnat, la compétition prioritaire. Il nous donnait également rendez-vous deux semaines plus tard pour le Derby du Nord, encore un choc particulièrement attendu. Mais avant d’en arriver là, la trêve internationale va faire du bien à toutes les têtes.






