Publié le 20 mars 2026 à 22:00

De la décoration autour de Villa Park, stade d'Aston Villa, qui accueillait le LOSC.

Crédit Photo : Kate McShane/Getty Images

Par - Catégories : Football, LOSC-

Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure autour du LOSC. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors de la défaite concédée par les Dogues (2-0) sur la pelouse d’Aston Villa.

La rencontre opposant le LOSC à Aston Villa aura été animée, et ce, dès la veille de son coup d’envoi : une habitude pour les joutes européennes avec les dernières séances d’entraînement et le bal des conférences de presse. La journée de mercredi débutait ainsi avec les sourires de Matty Cash et d’Emiliano Buendia, de retour à l’entraînement dans les rangs d’une équipe en difficulté. Les Villans prenaient déjà l’ascendant à ce niveau, puisque dans les rangs lillois, on déplorait d’ores et déjà l’absence préjudiciable du capitaine Benjamin André. Celle-ci avait étonné les observateurs au Domaine de Luchin.

D’un coup de sang à des coups de stylo

Le reste de l’après-midi, puis de la soirée, était réservé aux traditionnelles conférences de presse. Celle d’Aston Villa, qui avait lieu au Bodymoor Heath, centre d’entrainement des Villans, a été marquée par un coup de sang du technicien Unai Emery. Ce dernier, alors qu’il cherchait ses mots pour répondre à ses interlocuteurs, voyait sa concentration être gênée par les paroles du traducteur présent sur place. Agacé, il s’énervait et contraignait le seul média français présent à retirer son casque. La traduction, c’était terminé pour aujourd’hui.

La tension était bien moins vive chez Bruno Genesio, qui débarquait avec Olivier Giroud à ses côtés en cours de soirée. Au vu de l’horaire, ce passage médiatique s’avérait assez expéditif, et ce, pour le plus grand bonheur d’Olivier Giroud, qui pensait rapidement pouvoir s’éclipser. Il faisait ainsi la moue lorsqu’on lui rappelait qu’il fallait encore accorder quelques dizaines de minutes au diffuseur, Canal+, au plus près de la pelouse. L’attaquant lillois rechignait moins à sa sortie de Villa Park, lorsqu’il croisait « par hasard » des supporters locaux désireux d’obtenir un autographe ou un cliché. Pour ce genre de choses, Olivier Giroud a toujours le temps, quitte à mettre en retard la délégation lilloise.

Une salle de presse inoubliable

Villa Park est une enceinte unanimement ou presque appréciée par ses visiteurs, c’est du moins le cas dans les rangs des médias. Cela s’explique par son histoire, son emplacement, son public, sa boutique, ses animations, ses chants… et son buffet. Il s’agit du seul où il est possible de se confectionner des petits sachets de bonbons. Je vous l’assure, c’est bien utile pour les commentateurs et pour marquer les esprits. Les journalistes, même les plus expérimentés, restent de grands enfants passionnés.

C’est d’ailleurs de cette passion que naissent certains débats, notamment lorsque des feuille de match farfelues apparaissent soudainement. Les choix réalisés par Bruno Genesio ont été longuement, très longuement commentés par les médias hexagonaux en coulisses, tous surpris sans exception. Certains étaient bien plus perplexes que d’autres, mais cette émulation, peu importe le point de vue, créait une tension certaine à l’approche du coup d’envoi. L’échauffement était ainsi scruté plus sérieusement qu’à l’accoutumée, notamment une séquence lors de laquelle Thomas Meunier et Romain Perraud enchaînaient les centres pour Félix Correia, Ngal’ayel Mukau et Olivier Giroud. Le ton était donné.

Des feux d’artifice

Outre des centres en cloche ou en rase motte, quelques petits événements ont animé l’avant-match. Il y a eu quelques jeux de lumière et jets de flamme pour célébrer les 100 victoires acquises par Unai Emery, ainsi que des feux d’artifice. Ces derniers annonçaient l’arrivée du millier de supporters lillois qui venait de parcourir la ville en chantant à l’unisson. Ces derniers ont été accueillis par des centaines de supporters locaux qui n’hésitaient pas à chanter pour répondre à leurs adversaires du soir. L’ambiance était déjà chaude dans le bon sens du terme.

Pour en rester aux supporters lillois, ces derniers ont brièvement échangé avec Olivier Giroud en fin de match : « Ils m’ont simplement dit qu’ils étaient derrière nous. On l’a bien senti ce soir (jeudi), on aurait voulu les rendre fiers », a-t-il en partie expliqué en zone mixte. « Marseille et Lens sont deux matchs très importants, aussi pour eux. » S’il les quittait en frappant son buste ou son cœur, il n’en révélait pas plus sur la nature des échanges.

De la communication ? Il y en a également eu avec les supporters des Villans, qui renvoyaient déjà les Lillois chez eux avec des signes de la main et quelques chants entonnés à leur encontre lors des quinze dernières minutes. Le genre de chambrage que l’on ne peut qu’apprécier, même dans le camp opposé. De la communication ? Il en aurait fallu un peu plus pour Matis Fernandez-Pardo, qui croyait qu’il devait céder sa place (73′) seulement quelques minutes après son entrée en jeu (66′). Le changement était destiné à Alexsandro, pour son plus grand soulagement.

L’ailier a également eu besoin de communiquer à sa sortie des vestiaires, lorsqu’il ne savait pas vers quel bus se diriger, à croire qu’il avait la tête dans les nuages à Birmingham. Ses échanges avec le staff lillois rappelaient des souvenirs aux journalistes nordistes présents à ses côtés. Deux ans plus tôt, Ismaily et Edon Zhegrova avaient dû quitter l’enceinte de Villa Park en taxi… après avoir manqué le départ du bus. Un tel dénouement a cette fois-ci été évité.

Un géant en zone mixte

La fin de match était marquée par les célébrations de l’unique Emiliano Martinez, qui a tout au long de la rencontre été sifflé par le parcage lillois. Il a malgré tout été irréprochable sur le pré. Croisé à sa sortie, il fait une impression toute particulière, paraissant véritablement aussi géant (1m95) qu’imposant. Au contraire des supporters britanniques, ce n’est étonnamment pas vers lui que se tournent spontanément les médias locaux.

Les abords de la zone mixte étaient également le théâtre d’une scène cocasse : cinq joueurs, dont un certain Olivier Giroud, dans l’attente de passer les contrôles antidopage parce qu’un joueur d’Aston Villa ne parvenait pas à uriner. Il a bien failli attendre plusieurs minutes pour que la situation se débloque. Voilà des coulisses inattendues, même pour Olivier Létang qui ruminait en solitaire à sa sortie du vestiaire. Ce n’était évidemment pas la joie dans les rangs lillois.

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