Publié le 16 mars 2026 à 09:46

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer
Victorieux à Rennes (1-2), son ancien fief, le LOSC ne pouvait que donner le sourire à Olivier Létang. Le dirigeant lillois s’est d’ailleurs exprimé en zone mixte au coup de sifflet final.
Des valeurs retrouvées
Quel est votre sentiment, président, à l’issue de cette belle victoire à Rennes ?
Ce qui s’est dégagé de ce match, ce sont les valeurs affichées. On a beaucoup parlé, beaucoup échangé sur ce qui faisait notre force. On l’a vu ce soir (dimanche) : des valeurs de solidarité, l’idée de faire les choses ensemble (x2). Il y a évidemment le talent individuel qui permet de marquer des buts, mais ce qui m’a le plus plu, c’est le retour à nos valeurs fondamentales. C’est quelque chose de très important, indépendant même du résultat final. On est heureux d’avoir gagné aujourd’hui, mais on l’est surtout parce qu’on a retrouvé ces valeurs-là.
Cette équipe a beaucoup de qualités, elle l’avait démontré sur la première partie de la saison avec 32 points après 16 matchs. On a tous parlé du mois de janvier qui a été difficile. C’est pour ça qu’il fallait rester calme et confiant. Aujourd’hui, je suis très heureux pour le club. C’est la victoire de Bruno (Genesio), du staff, des joueurs et de tous les joueurs. J’ai aussi une pensée pour Benjamin André qui a dû déclarer forfait la mort dans l’âme. On va le récupérer très rapidement, mais on aurait aimé l’avoir avec nous.
Il faut garder tout ça, ce sont des valeurs essentielles pour continuer de bien voyager. Et indépendamment de la victoire, si on ne garde pas ses valeurs jusqu’à la fin de la saison, on n’atteindra pas notre objectif. Il faut préserver ça, garder ça, pour continuer de réaliser de belles performances.
Les joueurs ont leur destin en main
Comment faire, justement, pour maintenir le cap ? Parce qu’on pensait déjà, après Belgrade, avoir retrouvé un second souffle…
Ça, c’est un travail au quotidien. Mais les garçons le savent. Ce sont des choses que l’on répète. Ils ont été récompensés parce qu’ils ont affiché tout ça. C’est entre leur main. C’est eux qui doivent se l’approprier. Ils ont pu voir ce soir (dimanche) que même avec un groupe amoindri, si on a ces valeurs-là qui sont un socle, ce sont les fondamentaux pour réaliser de belles performances.
Là, on s’est replacé. Il reste huit matchs dont un très prochainement à Marseille. Mais avant ça, il faudra déjà se concentrer sur notre match à Aston Villa. Si on ne maintient pas ces valeurs-là après ce très bon résultat face à cette équipe qui était invaincue sous Franck Haise, on sera tous très déçu. Il faudra encore cet esprit de sacrifice, cette solidarité… Toutes les courses de Matias (Fernandez-Pardo) en sont un bel exemple.
Comment avez vous vécu cette période difficile depuis le début du mois de janvier ?
J’ai vu et lu beaucoup de choses, mais on est resté très calme, y compris dans la période de dix matchs durant laquelle on n’en gagne qu’un avec la victoire sur Fribourg. En interne, on était très calme. On gardait beaucoup de confiance. Le travail du coach a parfois été très chahuté, mais je suis très heureux pour lui ce soir (dimanche) parce qu’il fait un travail formidable.
Le pari Fernandez- Pardo
À la fin du mois de janvier, en l’absence d’un buteur, vous aviez décidé de miser sur Matias (Fernandez-Pardo). Quelle évaluation faites-vous de ce choix deux mois plus tard, ou presque ?
On s’était dit, après le match de Fribourg et parce que c’est difficile de trouver des solutions en fin de mercato, que Matias avait des qualités pour occuper cette position. Il les a montrées ce soir (dimanche). Mais pour le haut niveau, ce n’est pas un match, c’est être en capacité de rester constant et de renouveler les performances. Les grands joueurs, ils veulent toujours tout gagner, quelque soit le match, l’adversaire ou la compétition. Ils veulent marquer, avoir un impact pas forcément inscrire un but, et être performant.
Incidents autour du match
Des événements (rixe entre supporters) se sont déroulés à l’extérieur du stade en avant-match. Ce n’est pas un climat très calme…
Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Je n’ai pas les détails et il va falloir que j’aille aux renseignements. Je crois qu’une personne a été touchée… le football doit être une fête. Je ne peux que déplorer ces incidents. Ce n’est évidemment pas ce que l’on souhaite voir.






