Publié le 14 mars 2026 à 11:36

Crédit Photo : Alex Pantling/Getty Images
Ancien gardien du RC Lens, désormais dans les cages du Stade Rennais, Brice Samba était en conférence de presse ce vendredi pour introduire la rencontre à venir entre Lille (6e, 41 pts) et Rennes (5e, 43 pts).
Concurrence directe en Ligue 1
Au classement, tout semble encore possible de la troisième à la huitième place, comment est-ce que tu vois cette donnée ?
Je trouve que l’on a un beau championnat, très homogène. C’est également le cas en tête du championnat. Je trouve ça beau et passionnant. Mais nous, pour atteindre notre objectif, il va falloir prendre match après match. On a la chance, avec un match par semaine, de prendre du temps pour récupérer et pour bien travailler. Il ne faut surtout pas se projeter.
Tu ne vois la réception du LOSC comme un match bascule ?
Pas du tout, pas du tout. Il reste trop de matchs derrière. Il faudra voir quand il ne restera que deux ou trois matchs. Là, par exemple, si on gagne et qu’on est à cinq points d’eux. Il reste encore huit matchs derrière, soit 24 points à distribuer. Ce sera compliqué aussi. Même si on perd et qu’ils passent devant, il y a beaucoup de points derrière. Ce n’est pas donc pas un match bascule. C’est un match très important, bien sûr, on va tout faire pour le remporter, mais pas un match bascule.
De la fatigue à Lille ?
Lille a plus de matchs, c’est un atout pour vous d’avoir un rythme plus lent ?
Ils ont joué hier (jeudi, contre Aston Villa, 0-1), j’ai regardé le match… (sourire). Je ne sais pas si c’est un atout. Moi qui ait déjà fait des saisons avec des matchs en semaine, il y a forcément un peu plus de fatigue et ça tire un peu plus, mais je ne pense pas que ça soit un atout de ne pas y être. On peut gagner en étant fatigué, perdre en étant frais, cela ne veut rien dire. Lille est une équipe très dangereuse, très redoutable et elle voudra tout faire pour se racheter de sa précédente défaite.
La situation de Lucas Chevalier
Le gardien du Stade Rennais, numéro 3 en équipe de France, a également été invité à commenter la situation que vit actuellement Lucas Chevalier, cantonné au banc cette saison au Paris Saint-Germain. L’ancien portier du LOSC pourrait d’ailleurs ne pas être convoqué avec les Bleus par Didier Deschamps pour la trêve internationale du mois de mars, la première de l’année 2026.
Tu es en concurrence avec Lucas Chevalier pour le poste de numéro 2 en équipe de France, comment est-ce que tu vois sa situation personnelle ? Tu as connu, toi aussi, des périodes lors desquelles tu te retrouvais sur le banc.
Avec Lucas, on a discuté dernièrement, c’est vrai que son cas n’est pas facile parce qu’on aspire tous à jouer. C’est un très grand bosseur, bien sûr, et il n’espérait pas passer une saison comme celle-ci. Après, c’est quelqu’un qui a beaucoup confiance en lui. On a tous eu cette période-là dans notre carrière, j’ai envie de dire, où il faut apprendre les choses, les digérer, les accepter, surtout, et repartir au travail, tout simplement, parce qu’on n’a pas le choix. On a un coach, c’est lui qui décide.
En tout cas pour Lucas, je ne suis pas très inquiet pour lui. Il va rebondir très vite. Il est aussi dans un club exposé à 1000 %. Ce n’est pas facile. Les petites erreurs qu’il faisait peut-être à Lille, ce sont peut-être les mêmes à Paris, mais c’est beaucoup plus exposé. Après, il est encore très jeune, il apprend. On échange beaucoup et je ne suis pas du tout inquiet. Je sais que c’est un gardien qui a un très grand et un très bel avenir devant lui.






