Publié le 12 mars 2026 à 09:01

Morgan Rogers, joueur d'Aston Villa.

Crédit Photo : Shaun Botterill/Getty Images

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC reçoit Aston Villa ce jeudi (18h45) dans le cadre des huitièmes de finale d’Europa League. Avant le coup d’envoi, zoom sur les Villans avec l’aide de Liam, supporter. 

Comme un parfum de revanche… Près de deux ans après leur quart de finale de Conference League, Lillois et Villans se retrouvent cette fois un cran au-dessus, en Europa League. En championnat, les deux formations connaissent d’ailleurs une dynamique assez similaire, toutes deux en difficulté depuis le début de l’année 2026. Avant ces retrouvailles, focus sur le club de Birmingham.

Tout savoir sur Aston Villa

En Conference League il y a 2 ans, en Ligue des Champions la saison dernière et aujourd’hui en Europa League, les Villans d’Unai Emery suivent une trajectoire bien similaire à celle des Dogues de Bruno Genesio. S’ils se sont affrontés en Conference League en 2023-24, Lillois et Britanniques ont tous les deux réussi l’exploit d’intégrer le premier top 8 de la nouvelle formule de la Ligue des Champions. Ce jeudi, ils remettent le couvert en Europa League pour les huitièmes de finale.

La saison dernière, les chouchous du Prince William se sont hissés à la 6ᵉ place de Premier League avec autant de points (66) que Newcastle, cinquième, qualifié en Ligue des Champions. Comme évoqué précédemment, sur la scène européenne, les Lions se sont illustrés en phase de championnat, au terme de laquelle ils ont terminé à la 8ᵉ place, un cran derrière les Dogues (7ᵉ). Après avoir écrasé Bruges en huitièmes de finale (1-3 puis 3-0), les Britanniques ont affronté le Paris Saint-Germain dans le cadre des quarts de finale de Ligue des Champions.

S’ils se sont inclinés 3-1 sur la pelouse du Parc des Princes lors de la première manche, ils ont fait trembler le futur champion d’Europe lors du match retour à Villa Park. Alors que les Parisiens, par l’intermédiaire de leurs deux latéraux, se sont rapidement mis à l’abri en menant 2-0 après 27 minutes de jeu, les hommes d’Unai Emery ont renversé la rencontre, menant 3-2 après 57 minutes, n’étant plus qu’à un petit but d’emmener les coéquipiers d’Ousmane Dembélé en prolongations. Malheureusement pour eux, les pensionnaires de Birmingham ont dû composer avec un Gianluigi Donnarumma version XXL.

Cette saison, les hommes d’Unai Emery ont connu un début d’exercice compliqué, ne comptant aucune victoire lors des cinq premières journées de championnat (2 matchs nuls, 3 défaites). Après ce faux départ, ils se sont remis la tête à l’endroit. Entre novembre et décembre, ils ont enchaîné une série de 11 victoires consécutives toutes compétitions confondues. Longtemps troisièmes de Premier League, les coéquipiers de John McGinn patinent désormais de nouveau, avec une seule victoire lors de leurs 6 dernières sorties en championnat, et voient Chelsea et Liverpool revenir à 3 longueurs tandis que le Manchester United de Leny Yoro, prochain adversaire des Villans entre les deux confrontations lilloises, leur est récemment passé devant.

En poste depuis le 1ᵉʳ novembre 2022, Unai Emery a dirigé 180 matchs à la tête d’Aston Villa, pour un total de 99 victoires, 32 matchs nuls et 49 défaites, soit 1,83 point par match. Un bilan comptable qui fait du technicien espagnol l’entraîneur le plus prolifique de l’histoire du club de Birmingham.

Dynamique à la Lilloise ?

Comme pour leurs homologues lillois, 2026 ne rime pas avec succès pour les Villans. Si ces derniers ont plutôt bien entamé l’année avec plusieurs succès glanés en championnat ou en Europe, ce bilan n’a pas tardé à s’assombrir. « Actuellement, on est vraiment mauvais », confie Liam, dubitatif sur la capacité des siens à rebondir dès jeudi. « Je pense qu’un déplacement à Lille, c’est quitte ou double. Soit on se relance en vue du match très important de ce week-end face à Manchester United, soit on poursuit notre série noire, un peu plus entachée par notre dernier match face à Chelsea. »

« Sur le papier, quand on regarde l’équipe, on est solides à toutes les lignes »

Le supporter revient sur ce match. « On a plutôt bien démarré la rencontre, en menant très rapidement au score, mais après, on est rapidement retombés dans nos travers. » Une dynamique que Liam perçoit comme une anomalie au regard de l’effectif à disposition d’Unai Emery. « Sur le papier, quand on regarde l’équipe, on est solides à toutes les lignes, mais en ce moment ça coince », regrette le supporter, espérant que la dynamique s’inverse rapidement.

Des points forts et des lacunes

Habitué à faire déjouer les cadors de Premier League ainsi qu’à écraser les plus modestes, Aston Villa est en quelque sorte cet outsider qui peut battre n’importe qui. Cette faculté, les Villans la doivent, en partie, à leurs supporters selon Liam. « Villa Park, c’est magique. Les supporters parviennent à instaurer un climat, une atmosphère hostile pour l’adversaire et galvanisante pour nos joueurs. L’exemple que j’ai en tête : le match retour face au PSG la saison dernière. » Le supporter l’assure : « On est passé tout proche de l’exploit. »

« La défense ? La carence de cette équipe »

Si Liam cite également la complémentarité du milieu de terrain, aujourd’hui plus discrète, ou l’imprévisibilité de certains offensifs comme atouts des hommes d’Unai Emery, il n’hésite pas à pointer du doigt la solidité défensive comme « la carence de cette équipe ». Il se justifie. « Incontestablement, nos joueurs sont bons et ont du potentiel, mais actuellement on est trop fébriles. » Que ce soit dans l’axe ou sur les flancs, l’instabilité règne. « Mings est inconstant, au même titre que Lucas Digne qui, depuis son action lunaire face à Bournemouth, est un habitué du banc de touche. »

Morgan Rogers, la justesse, la technique et la puissance

Au moment d’évoquer le danger numéro 1 des Villans, le supporter n’hésite pas longtemps. « Pour moi, et je ne suis peut-être pas objectif puisque c’est mon chouchou, mais je dirais Morgan Rogers. » Aux yeux de Liam, l’offensif anglais a tout pour devenir un grand nom du football britannique. « Honnêtement, il est complet. Il est juste dans ses choix, impressionnant dans ses frappes de balle et plutôt bon dans l’élimination. Si j’étais Lillois, je le garderais à l’œil. »

Derniers articles