Publié le 2 mars 2026 à 20:08

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors de la victoire empochée par le LOSC sur le FC Nantes (1-0).
Une semaine plus tôt, en huis clos à Angers, la Ligue 1 offrait des tribunes vidées de ses habitués aux médias. L’ambiance était cette fois-ci plus plaisante dans l’enceinte de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy. Cette dernière rendait d’ailleurs, pour débuter, un hommage à Antoine, membre historique de la section des Dogues Virage Est (DVE). Ce qui était beau à voir. La vue ? Elle aura été une thématique de la rencontre.
Le coup d’envoi, initialement programmé à 17h15, était différé de trois minutes en raison de l’imposante fumée qui stationnait sur la pelouse. Cette dernière provenait des nombreux fumigènes utilisés au bord de la pelouse, rendant la visibilité minime sur le pré. Il était également question de vue lorsque Benjamin André puis Olivier Giroud étaient tour à tour sanctionnés d’un carton jaune (76′) pour contestation par Thomas Léonard, arbitre de la rencontre. Les deux hommes, le premier averti pour son ton et l’autre pour son geste, réclamaient une main. Un geste ? Olivier Giroud, d’ailleurs récompensé d’un cadre pour ses 300 buts en clubs en avant-match, avait mimé des lunettes en direction de l’arbitre de touche, sous-entendant qu’il y avait le besoin de consulter un ophtalmologue. En connaissance de cause, on pourrait être de bons conseils…
Pour poursuivre sur la thématique des sens, bifurquons sur l’ouïe avec d’importants sifflets à destination de Deiver Machado, ancien joueur du RC Lens, à sa sortie (63′). La réaction du public lillois était bien différente à l’entrée (75′) de Rémy Cabella, applaudi. Son nom était même entonné pendant quelques instants par le kop lillois, de quoi lui donner le sourire, c’est certain. Des sons moins plaisants ont également pu être entendus en tribunes. La bâche des DVE située au niveau 2 a été la source de conflit. L’un de ses bords, mal accroché, a nécessité l’intervention d’une poignée de ses membres pour e fixer de nouveau. Certains supporters présents à ce niveau se plaignaient. Ils n’ont reçu que menaces et insultes en réponse, jusqu’à ce qu’une bagarre n’éclate après une seconde intervention. Bravo messieurs, belle ambiance entre Lillois…
2 potes « belges », 2 opposés en zone mixte
Contrairement au soir de défaite, lors desquels il faut parfois attendre plusieurs dizaines de minutes (voire une heure quand la patience est poussée à l’extrême) pour qu’une individualité ne pointe le bout de son nez, il ne fallait pas tarder en tribunes ce dimanche. Auteur du but de la victoire (90+4′), Nathan Ngoy enchaînait les apparitions médiatiques au coup de sifflet final. Il débutait par la plateforme Ligue 1+, qui ne pouvait pas le laisser passer, tout en enchaînant dans la foulée avec la zone mixte et sa dizaine de journalistes, qu’ils soient locaux ou nationaux.
Habituellement plutôt foufou, c’est d’ailleurs le cas lorsqu’il apparaît en conférence de presse où il reste tout à fait naturel, Nathan Ngoy a tendance à prendre une posture différente dans l’exercice de la réaction d’après-match. Bien plus sérieux, il apparaît toujours calme et réfléchi, ne livrant que peu ses émotions. Ce fut encore le cas ce dimanche, et ce, alors même qu’il venait de faire se lever près de 40 000 personnes en tribunes tout en laissant exploser sa rage.
Ce qui devient amusant, c’est lorsque Ngal’ayel Mukau prend sa suite, lui qui est en total opposition avec son compère. Plutôt renfermé lors de ses passages en conférence de presse, il s’ouvre plus en zone mixte, n’hésitant pas à blaguer lorsque cela peut être nécessaire. C’est ainsi, et nous n’y sommes pas pour rien, qu’il doit désormais se creuser les méninges pour trouver un petit cadeau à offrir à Nathan Ngoy. Dans quoi s’est-il embarqué ?
Le reste des Dogues
Bien heureux que d’autres individualités aient joué le jeu en se présentant devant les caméras, les autres individualités lilloises filaient une à une sans jeter ne serait-ce qu’un regard aux médias. Il s’arrêtait tout de même… mais pour réaliser des photos avec un jeune supporter lillois ayant été autorisé à se frayer un chemin jusqu’ici.
Du haut de son mètre 91, Thomas Meunier n’était pas loin de le louper, quand l’interaction la plus mignonne était à mettre au crédit de Gaëtan Perrin. Le néo-Dogue quittait l’enceinte du Stade Pierre-Mauroy avec sa petite fille. La rencontre était ainsi plus timide, de quoi donner le sourire à l’ancien auxerrois qui se prêtait bien volontiers au jeu et n’hésitait pas à blaguer pour détendre l’atmosphère. Cela aurait bien mérité un point en plus sur sa note finale. Quand est venue l’heure du bilan, le passage en zone mixte avait été très fructueux pour ce jeune visiteur, qui a enchaîné les interactions et les clichés.
Les adieux nantais
L’ambiance était ainsi détendue dans les rangs lillois. C’était bien loin d’être identique dans l’autre camp. La conférence de presse du technicien nantais Ahmed Kantari a été particulièrement courte, au point de le voir s’arrêter quelques instants en zone mixte pour éclaircir quelques zones d’ombre. Anthony Lopes avait ouvert le bal avant lui, partageant frustration et déception pendant plusieurs minutes. Ses coéquipiers n’étaient pas aussi bavards, tentant tous de filer à l’anglaise.
Francis Coquelin, pourtant agrippé, parvenait même à se défiler, jouant sur le fait que d’autres joueurs encore présents dans le vestiaire étaient plus à même de répondre. Il jetait ainsi un certain Johann Lepenant en pâture… le dernier à sortir du vestiaire nantais. Le dernier ? Il restait Anthony Lopes, qui quittait l’enceinte dépité. « Le plaisir de s’être vu ? Oui et non… On se comprend », lâchait-il en partant à un journaliste l’ayant interpellé à son départ. Le vestiaire était vidé de ses membres les plus éminents.
Les médias nantais pouvaient tout de même se satisfaire d’un seul et unique point : leur bonne entente avec le staff des Canaris. Ces derniers leur offraient généreusement les restes à leur départ, soit une dizaine de burritos et sandwichs en tout genre. Ils se sont régalés, et les Lillois aussi. Certains d’entre eux filaient rapidement pour ne pas manquer l’Olympico, une rencontre attendue à Pierre-Mauroy au vu de l’opération comptable des Dogues, mais s’emparaient tout de même des précieux mets.
La soirée se concluait sur des adieux, ceux des journalistes nantais qui ne se projetaient pas, contrairement aux années précédentes, sur des retrouvailles la saison prochaine. Ils étaient, pour la plupart, déjà résignés. Le ton était heureusement employé. Le football ne suffit pas à saper le moral des troupes, mais avec 17 points et une dix-septième place, l’opération maintien se complique au fil des journées.






