Publié le 22 février 2026 à 10:45

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez
Malgré sa dynamique actuelle, soit celle de la pire équipe de Ligue 1 depuis le début de l’année, le LOSC nourrit toujours des ambitions élevées. La position fragile de l’OM, quatrième, reste un objectif.
Si le LOSC possède un historique favorable (victorieux des 3 précédents affrontements, le tout sans encaisser de but) lors de ses duels réguliers avec Angers SCO, sa dynamique pousse à l’inquiétude en ce nouveau week-end de compétition. Rien qu’en Ligue 1, ses Dogues restent sur une série de six matchs sans succès (4 défaites, 2 nuls) depuis le début de l’année 2026. Deux engrangés en six sorties, c’est le pire bilan de l’élite sur cette période.
Malgré ce marasme collectif, le LOSC n’a chuté que d’une seule position au classement ces deux derniers mois et reste accroché à une cinquième place synonyme de qualification européenne.
Cette position, certes fragile alors que deux autres formations possèdent le même nombre d’unités (34) et que seuls cinq points séparent les Lillois du douzième angevin, permet toujours de regarder plus haut, vers la quatrième place détenue par l’Olympique de Marseille. Les Olympiens, battus à Brest en ouverture de la 23e journée de Ligue 1, ne sont qu’à six unités. En cas de succès, le LOSC ferait un sacré rapprochement. Voilà un objectif qui galvanise…
Toujours de l’ambition
De passage en conférence de presse ce samedi, veille de déplacement à Angers, le cadre Aïssa Mandi (34 ans) ne laissait transparaître aucun sentiment de résignation. Il affichait même une étonnante ambition : regarder vers le haut, et non pas uniquement dans le rétroviseur malgré les résultats du moment.
« On en parle forcément, on est des compétiteurs. »
« On a le droit de tomber, mais c’est la façon dont on se relève qui est la plus importante, notait-il avec conviction devant les médias. Un match très important arrive (Angers). On est cinquième. Marseille a perdu (contre Brest, 2-0). Ça doit être aussi un objectif d’aller chercher toujours ce qu’il y a au-dessus de nous », lâchait le défenseur central, qui semblait insister sur cette possibilité pour en faire un levier de motivation supplémentaire.
« On en parle forcément. On est des compétiteurs », poursuivait Aïssa Mandi. Mais pour ne pas se perdre dans de folles ambitions, la « ligne est très fine », reconnaissait-il également. « Il faut flirter entre la confiance qu’on a en étant cinquième et la conscience de se dire qu’on est sur une mauvaise série, philosophait l’international algérien. On regarde devant et aussi derrière. On veut stopper la série le plus rapidement possible et gagner le prochain match. »
Faire ce qui doit être fait
Dans la position du coach, Bruno Genesio fait preuve d’une plus grande prudence. Il l’a avoué, les Dogues « ont de la chance dans leur malheur », celle inhérente au fait de ne pas être décroché malgré six matchs sans succès en Ligue 1.
Mais regarder devant est également la source « de regrets » pour le technicien lillois, qui préfère finalement penser à soi plutôt qu’aux autres. Voici son message, différent des ambitions toujours affichées par son leader de vestiaire Aïssa Mandi.
« C’est à nous de faire ce qu’on doit faire, sans se soucier de ce que font les autres », concluait-il ainsi. Les Dogues visent ainsi toujours plus haut, comme une partie de leurs supporters, toujours ambitieuse.






