Publié le 14 février 2026 à 16:11

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez
Il y a tout juste un an, 243 jours après avoir été victime d’un arrêt cardiorespiratoire, Nabil Bentaleb faisait son grand retour sur les terrains. Il est revenu sur ces instants dans des mots accordés à la cellule de communication du LOSC.
C’était une première dans l’histoire du football français. Le 14 février 2025, 243 jours ou plus simplement 8 mois après avoir été victime d’un arrêt cardiorespiratoire, Nabil Bentaleb (31 ans) était autorisé à reprendre la compétition avec un défibrillateur sous-cutané.
Cette décision avait débouché sur des scènes inoubliables et pleines d’émotions, sur lesquelles Nabil Bentaleb est revenu lors d’un entretien accordé à la cellule de communication du LOSC. Il commence notamment par revenir sur une haie d’honneur qui avait marqué son retour à l’entraînement : « C’était un moment incroyable de voir autant de personnes, même celles que l’on n’a pas forcément l’habitude de voir, reconnaît-il avec les yeux brillants. On voit toujours le staff, qui est présent au quotidien, mais voir tous les salariés, tous ceux qui vivent et travaillent autour du Domaine de Luchin, c’était quelque chose de très fort pour moi. »
Un soutien précieux
Ces échanges sont loin d’être anodins à ses yeux. Il a avoué avoir vécu « une période très compliquée, une dépression » au cours de sa période de convalescence. Mais « voir qu’il y a des gens qui croient en soi, cela nous pousse à nous battre et à aller là où on souhaite aller », raconte-t-il avec le sourire. « Le conseil que je me donnerais avec du recul, c’est de me dire de ne pas m’inquiéter, parce que ça ira mieux demain. Cette notion d’espoir est très importante. »
𝐍𝐚𝐛𝐢𝐥 𝐁𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞𝐛 – 𝟏 𝐚𝐧 𝐚𝐩𝐫𝗲̀𝐬 ❤️
Victime d’un arrêt cardio-respiratoire, Nabil Bentaleb revenait sur les terrains il y a tout juste un an après 243 jours de doutes mais surtout d’un travail acharné !
Nabil est revenu devant notre caméra sur son incroyable… pic.twitter.com/wr0wWDVDRU
— LOSC (@losclive) February 14, 2026
Et aujourd’hui ?
Un an plus tard, même avec ce dispositif médical, Nabil Bentaleb confie « être totalement serein » lorsqu’il foule le terrain. Il est animé par quelque chose, animé par « l’amour du football » : « Je pense que l’on ne peut pas faire ce métier avec de l’appréhension. On ne peut pas être performant en ayant de la peur. Quand tu es sur le terrain, tout s’évapore », commente avec le sourire le milieu de terrain.
Ces apparitions, il les chérit d’autant plus après ce qu’il s’est passé en 2024 : « Je sais que ces moments-là ont une date de péremption. Mon métier, je dis ça mais c’est une passion, un plaisir, précise Nabil Bentaleb. L’amour du football, je l’ai encore et je l’aurai encore pendant un certain temps, même si je sais qu’à un moment, il sera temps de raccrocher. Je me rapproche plus de la fin (sourire). Avec ce qui m’est arrivé, je me suis demandé si c’était la fin. J’ai appris à chérir et à savourer ces moments sur le terrain », conclut l’international algérien, dont la fin de carrière peut encore être marquée par une Coupe du monde l’été prochain.






