Publié le 7 février 2026 à 08:01

Crédit Photo : LOSC Médias
Un nul pour stopper l’hémorragie ? Pas vraiment. Le LOSC a été neutralisé par le FC Metz, lanterne rouge de Ligue 1, ce vendredi (0-0). Voici ce que l’on a aimé et moins aimé autour de cette rencontre… au goût de défaite.
Ce qu’on a aimé
> L’engagement des nouvelles recrues : Cette rencontre face à Metz a été un soir de première pour Gaëtan Perrin, disputant sa première partie en France depuis le 17 mai, ainsi que pour Noah Edjouma, titularisé d’entrée de jeu par Bruno Genesio. L’ancien Toulousain, pas aidé devant les cages par une passe à rebonds de Matias Fernandez-Pardo (41′), a montré de belles valeurs : engagement, dépassement de soi, hargne… c’est le bon état d’esprit malgré des imprécisions que l’on peut comprendre malgré une certaine frustration qu’il doit lui-même partager. Le premier cité a quant à lui eu un impact direct sur l’animation offensive lilloise, se tournant constamment vers l’avant, tentant des un contre un et tout simplement sa chance, à l’image de la seule frappe cadrée par le LOSC (90+6′) superbement repoussée par Jonathan Fischer. A revoir.
> Soriba Diaoune, encore et toujours : Il nous donne l’impression de nous répéter, mais c’est difficile de passer à côté. Comme Gaëtan Perrin, Soriba Diaoune a apporté quelque chose de neuf à l’attaque lilloise : de la spontanéité. D’abord à l’initiative de l’action qui finissait par un poteau de Félix Correia (76′), puis d’un superbe centre que personne ne coupe (87′), il a été de tous les coups jusqu’au coup de sifflet final, même ceux sur lesquels il se manque un peu en tergiversant (88′). L’évidence semblerait être de lui accorder plus de temps de jeu, même en sortie de banc.
> Le premier match complet d’Alexsandro : Il n’a pas été impérial, plutôt flippant même, comme lorsqu’il appréhende mal une passe en retrait et offre une situation aux Messins en début de match (16′). Le défenseur brésilien la stoppe d’un tacle appuyé que l’on qualifiera également de litigieux. Pour le reste, s’il n’a pas été rassurant outre mesure, il a progressivement repris de la confiance. Alexsandro a ainsi, ce vendredi, disputé son premier match complet depuis le 30 août lors d’une balade (1-7) à Lorient. Cela ne peut être qu’une bonne nouvelle pour retrouver ses moyens, et ce, malgré les difficultés rencontrées.
> Ayyoub Bouaddi en pleine reconversion : S’il n’a évidemment pas réalisé son meilleur match ce vendredi, Ayyoub Bouaddi confirme qu’il a retrouvé ses jambes après un match de haute facture disputé à Lyon une semaine auparavant. Il s’est même montré intéressant au poste de latéral droit, là où il est redescendu pour la deuxième fois (après Lyon), du côté de Metz. Le Dogue était d’ailleurs interrogé sur cette reconversion en zone mixte, question qui provoquait chez lui un grand sourire amusé : « C’est vrai que ça fait deux fois (rire), mais c’est un choix du coach. Moi, je suis là pour servir l’équipe et les désirs du coach. Donc, peu importe où il me met, je me donne au maximum », confiait-il ce vendredi dans les entrailles du Stade Saint-Symphorien.
Ce qu’on a moins aimé
> Une attaque qui tourne en rond : Les matchs se suivent et se ressemblent pour les offensifs lillois, qui perdent leur moyen dès qu’ils approchent la surface de réparation. Alors… le mal s’accentue quand ils sont dedans. Les Dogues n’ont pas su, ce vendredi, inscrire le moindre pion à la pire défense de Ligue 1, elle-même qui avait encaissé 46 buts en 20 matchs jusque là et n’avait plus réalisé de clean-sheet en Ligue 1 depuis le 02 novembre. En même temps, comment marquer lorsque votre seule et unique tentative cadrée intervient dans le temps additionnel du temps additionnel (90+6′) ? Le mal est profond.
> Le symbole Hakon Haraldsson : L’Islandais a été l’un des éléments les moins habile devant les cages, manquant une opportunité en or dès la première période (40′), sans doute la plus franche de toute la rencontre. Frustré à la pause, il pouvait l’être d’autant plus lors du second acte, gérant difficilement des situations de jeu qui auraient pourtant pu aboutir sur quelque chose de bien plus intéressant (56′, 59′). Il a d’ailleurs été sorti rapidement du terrain par Bruno Genesio, dès la 70e.
> Ballotage défavorable : Le LOSC est engagé sur une pente descendante dont l’inclinaison s’accentue au fil des sorties. Ses hommes n’ont remporté aucun de leurs 5 derniers matchs en Ligue 1, soit leur plus mauvaise série depuis novembre 2021 (6). Encore plus fort, signe que cette mauvaise dynamique ne date pas d’hier, ils ne comptent que deux victoires sur leurs dix derniers matchs contre des équipes professionnelles… Tout ceci débouche sur une conséquence claire : les Dogues sont désormais en ballotage défavorable dans la course à l’Europe. Ils pourraient pointer à la huitième place en cas de résultats défavorables samedi et dimanche, à l’issue de la vingt-et-unième journée de Ligue 1. La crise serait cette fois-ci visible au classement.
> Pas le sentiment d’être à l’abri : Le LOSC a enregistré un second clean-sheet en 2026, ce n’est néanmoins pas pour autant que le bloc défensif lillois a été rassurant. Il aurait pu, transpercé à plusieurs reprises, craquer face à n’importe qu’elle autre équipe plus en confiance, concédant d’ailleurs un pion finalement refusé par la VAR pour un hors-jeu (20′). Plutôt chanceux.






