Publié le 26 janvier 2026 à 08:41

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Le LOSC a vécu plus qu’un cinquième revers de rang, a vécu une véritable humiliation ce dimanche lors de la réception du RC Strasbourg (1-4). Voici ce que l’on a aimé et moins aimé autour de cette rencontre.
Ce qu’on a aimé
> La faim d’Ethan Mbappé : C’est peut-être encore un peu trop tôt pour l’affirmer avec certitude, mais Ethan Mbappé est en train de se faire un prénom en Ligue 1. Sa copie n’a pas été parfaite, loin de là. Il a même parfois trop tenté individuellement, délaissant le collectif pour se lancer dans des initiatives parfois farfelues : 16 ballons perdus. Sa générosité, son envie, sa détermination… ont néanmoins bluffé tout une enceinte, au point d’être applaudi par l’ensemble des spectateurs restants stade à sa sortie. Après avoir encaissé 4 pions, c’est une sacrée prouesse. Il a, en plus, disputé une rencontre en intégralité sans se blesser. Voilà une autre bonne nouvelle.
> Une tentative de changements : Cela n’a peut-être pas fonctionné, certes, mais quelque chose a été tenté. Au coup d’envoi, le LOSC se dressait devant le RC Strasbourg avec un dispositif inédit : une défense à 3. Une envie semblait retrouvée, symbolisé par un pressing haut et intense d’entrée, ce que l’on croyait avoir définitivement perdu. Les premières situations ont ainsi été lilloises avec Ethan Mbappé (5′), Olivier Giroud (14′). Un pari a été tenté, voilà peut-être un point sur lesquels s’appuyer.
> Nathan Ngoy assume, le vestiaire aussi : Ce n’est pas une image si courante, mais malgré la débâcle, une grande partie des joueurs lillois (Ayyoub Bouaddi, Alexsandro, Romain Perraud, Aïssa Mandi, Arnaud Bodart…) s’est présentée devant le kop lillois. Nathan Ngoy semblait mener les troupes, le premier à se diriger brièvement vers la tribune sud, avant de se rendre à l’opposé. D’abord critiqués, les Dogues ont ensuite été encouragés. En ligne, côte à côte, devant cette tribune en colère, ils ont assumé.
> Des retours attendus : La bonne nouvelle de la soirée, la seule, c’est le retour annoncé de Benjamin André, lui qui était touché à l’épaule depuis la réception de l’OL début janvier. Le capitaine lillois, laissé en tribune ce dimanche, devrait pouvoir retrouver sa place et son rôle dès la réception de Fribourg jeudi. Les Dogues, battu à 6 reprises en 8 occurrences, sont évidemment moins forts sans lui, encore plus cette saison. Le retour simultané de Hakon Haraldsson, qui a purgé son match de suspension, ne pourra que faire du bien lui aussi.
Ce qu’on a moins aimé
> Une défense aux abois : Malgré un système à trois, voire cinq défenseurs, la défense lilloise avait rarement paru aussi friable. Chaque incursion strasbourgeoise, elles n’ont pas été nombreuses, semblaient ainsi aboutir sur une grosse occasion (3 dès la première période). Cette grande fragilité a été symbolisée par Chancel Mbemba, déjà défaillant sur l’ouverture du score strasbourgeoise (25′), même s’il n’a pas été le seul. Le relation défense-milieu est aussi apparue inquiétante.
> La défaillance des cadres : C’est rare pour le noter, mais les habituelles valeurs sûres n’ont pas assurés, loin de là même. Ces mots visent directement Romain Perraud et Aïssa Mandi, des joueurs dont la fiabilité est reconnue de tous. Ils étaient pourtant à côté de la plaque ce dimanche, les premiers à sortir même, respectivement remplacé par Thomas Meunier et Calvin Verdonk (69′).
> Un jeu à l’arrêt : Malgré la réduction finale du score, le LOSC a, à un moment donné, réellement baissé les bras, tout simplement abandonné, laissant le cuir filer d’un Strasbourgeois à l’autre sans tenter ne serait-ce qu’un minimum de le reconquérir. La défaite était déjà totale, avec 4 pions encaissés, mais là n’est pas l’esprit du Dogue.
> Une série noire : Certains, c’est certain, suivent les exploits des Dogues en dévorant des pop-corns. Difficile de leur donner, étant donné qu’ils sont en train de vivre un moment d’histoire. Cinq défaites consécutives toutes compétitions confondues, le LOSC n’avait jamais connu une telle série de revers depuis les mois de janvier, février et mars (7 défaites) en 2003. Cela fait plus de vingt ans, quand même.






