Publié le 26 janvier 2026 à 16:54

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Lancé dans un dispositif inédit cette saison, le LOSC n’a même pas fait illusion, ridiculisé par le RC Strasbourg (1-4). Ce changement de système a été vivement critiqué sur les ondes de la radio RMC.
Semaine après semaine, c’est la même rengaine dans le Nord, dont l’équipe s’est inclinée pour la cinquième fois d’affilée ce dimanche. Opposé au RC Strasbourg, le LOSC a résisté une vingtaine de minutes avant de sombrer. Le score final était sans appel, avec 4 réalisations strasbourgeoises au coup de sifflet final (1-4).
« On arrive à la date de péremption de Bruno Genesio »
Bruno Genesio, suspendu et présent en tribune, n’est pas sorti indemne de cette confrontation : « Je n’exclus pas qu’il se barre, comme à Rennes, parce qu’il est comme ça. C’est la psychologie de (Bruno) Genesio. Il est comme ça. Il est très difficile à garder sur un temps long. Là, tu arrives déjà à la date de péremption. C’est le début de la fin », jugeait Florent Gautreau ce dimanche dans l’After Foot.
« Il va commencer à mettre ses dirigeants en porte-à-faux, plutôt que lui, et je pense que les joueurs le sentent ça. Ce n’est pas pareil d’avoir ton coach à 400 % qui prend des décisions sans état d’âme. Là, Genesio a des états d’âme et ça se sent », expliquait-il dans la foulée.
Un changement de système contesté
Bruno Genesio avait pourtant innové ce dimanche, alignant pour la première fois de la saison un dispositif avec trois défenseurs axiaux – Nathan Ngoy, Chancel Mbemba et Aïssa Mandi – et deux pistons. Quatre buts encaissés en 90 minutes, le résultat n’a évidemment pas été concluant.
« Laisser Mandi, Ngoy et Mbemba esseulés comme ça… C’était du suicide »
« La défense à trois, c’était une connerie, pointait d’ailleurs du doigt Florent Gautreau au coup de sifflet final. C’était inutile. C’était une fausse bonne idée, surtout quand tu vois le niveau de (Chancel) Mbemba. Ce n’était pas une bonne idée et, comme souvent, Bruno Geneiso change tard ses joueurs avec de premiers changements à la 70e. C’était trop tard. Vu le score, la seule bonne nouvelle c’est de te dire que tu n’avais pas pris le troisième et que tu étais encore vivant, donc il fallait changer plus tôt », jugeait-il encore.
De l’autre côté du plateau, Walid Acherchour acquiesce et enterre définitivement la défense lilloise : « J’ai trouvé les Lillois très naïfs, très fébriles. Il change un peu de système avec cette défense à trois. Il tente un coup de poker, mais laisser Mandi, Ngoy et Mbemba esseulés comme ça… C’était du suicide, lâchait-il avec conviction. Même après le premier but, après le second, il n’a pas réajusté et ils ont explosé. Ce n’était pas compact et il y avait une équipe coupée en deux », concluait l’éditorialiste sur les ondes de la radio RMC. Les choix tactiques opérés par Bruno Genesio ont ainsi fait l’unanimité.






