Publié le 24 janvier 2026 à 09:30

Félix Correia au duel avec Lyonnais pendant LOSC - OL.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

La défaite concédée par le LOSC sur la pelouse du Celta Vigo (2-1) a fait beaucoup parler. Deux analyses distinctes se sont opposées à son issue sur le plateau de L’Équipe du Soir jeudi.

La campagne européenne 2024-2025 du LOSC, brillant en Ligue des Champions, qu’elle semble loin… À onze contre dix pendant plus d’une heure sur la pelouse du Celta Vigo, ses hommes, menés d’un pion après 35 secondes de jeu, ont été incapables d’inverser la tendance. Ils se sont ainsi logiquement inclinés (2-1), concédant une défaite humiliante, la quatrième de suite en cette année 2026.

Le LOSC, qui est vingt-et-unième de Ligue Europa avec 9 petits points, recevra le SC Fribourg jeudi prochain lors d’une huitième journée qui s’apparente à une finale. C’est là que se jouera sa qualification. En attendant, les commentaires vont bon train sur la dernière performance des Dogues.

Un climat peu propice à la performance

Ancien sélectionneur de l’équipe de France, Raymond Domenech analysait la défaite lilloise par le prisme d’une vive tension interne : « C’est une mauvaise passe. Mais, je trouve que dans ce club, il y a un climat d’énervement, d’excitation, de désorganisation », jugeait-il dès le coup de sifflet final, sans évoquer précisément les polémiques arbitrales récentes. « Quand on voit l’équipe et tout ce qui se passe autour, par exemple avec le président, je pense que ça rejaillit un peu sur toute l’équipe et ça rend tout le monde un peu fébrile. »

« Quand tu es fébrile, cela veut dire que tu n’as plus confiance. Et ça, ça ne peut pas marcher »

« Ce premier but (Alexsandro, 35 secondes), c’est une aberration. Il y a une équipe très fébrile, et c’est ça à chaque match avec des erreurs grossières », poursuivait Raymond Domenech qui désignait la direction lilloise comme étant la fautive. « C’est un club, tu vis dans un climat de tension. Je dis ça parce que je vois des joueurs différents de ce qu’ils étaient. Ils ne dégagent plus la sérénité, ni la qualité qu’ils avaient à une certaine époque. Je les sens tous perdus. Ils ne savent plus faire, où jouer, ils enchaînent les fautes techniques… Et tout ça, je l’attribue à un climat. Je pense que tout part toujours du haut », lâchait-il, semblant directement viser Olivier Létang dans ses propos.

Lorsqu’il voit le LOSC, Raymond Domenech voit une équipe sans repère : « Quand tu es fébrile, cela veut dire que tu n’as plus confiance, que tu es sur le retrait. Tu n’anticipes rien et ton jeu n’est pas fluide. Tu es toujours en réaction et ça, ça ne peut pas marcher », a-t-il assuré, pour conclure.

La recherche du talent

De l’autre côté du plateau, à l’opposé, l’agent Samir Khyat ne comprend pas cette analyse. À ses yeux, le problème est simple : l’effectif du LOSC manque de qualités.

« C’est très clairement un manque de talent. Ce n’est pas normal de voir un tel match. Le manque de talent est évident, répétait-il à 4 ou 5 reprises en quelques minutes. Quand on regarde le match, aucun joueur ne prend l’initiative de faire une différence balle au pied. Il n’y a que (Soriba) Diaoune qui a apporté percussion et dynamisme. Il a osé. Le but vient d’ailleurs d’un un contre un joué et gagné. J’en ai marre des joueurs qui font un crochet court, ne dribblent même pas l’adversaire et envoient un ballon à l’aveugle dans la surface pour que (Olivier) Giroud la prenne de la tête, dénonçait le chroniqueur, véritablement agacé. À un moment donné, il faut créer des choses, ne pas avoir peur de perdre un duel, de provoquer son adversaire », réclamait-il sur la petite lucarne.

« Seuls (Soriba) Diaoune et (Matias) Fernandez-Pardo ont apporté quelque chose, valorisait encore Samir Khiat. C’est trop peu dans un match où tu as la possession du ballon et que tu es en supériorité numérique. On attend plus d’une équipe comme le LOSC, insistait-il. (Hakon) Haraldsson, j’en attends beaucoup plus aussi. »

« Soixante minutes en supériorité numérique, c’est beaucoup pour faire des différences, renchérissait-il de nouveau. Dans le football moderne, les ailiers sont très importants. Quand tu regardes les statistiques de ceux du LOSC, je suis désolé, mais elles sont ridicules », terminait ainsi Samir Khiat, s’attaquant directement à Marius Broholm et Félix Correia, pour ne citer qu’eux. Deux analyses distinctes pour la même finalité : le LOSC patauge en 2026.

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