Publié le 17 janvier 2026 à 10:08

Osame Sahraoui applaudit le parcage lillois après PSG - LOSC.

Crédit Photo : LOSC Médias

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC a enchaîné un troisième revers consécutif ce vendredi, en s’inclinant une nouvelle fois sur la pelouse du Parc des Princes contre le PSG (3-0). Voici ce que l’on a aimé et pas aimé à l’issue de cette rencontre.

Ce que l’on a aimé

> Une entame séduisante : Après deux défaites concédées consécutivement contre le Stade Rennais (0-2) et l’Olympique Lyonnais (1-2), le LOSC se déplaçait sur la pelouse du Parc des Princes sans réelle certitude. Et pourtant, à l’exception de l’ouverture du score parisienne qui n’était due qu’à un talent individuel, l’entame de match était lilloise. Le Paris Saint-Germain était surpris sur son terrain, plus fragile qu’à l’accoutumée, et aurait même pu chavirer dans le mauvais sens dès l’entame de match. Olivier Giroud trouvait malheureusement la barre transversale. Les vingt premières minutes ont ainsi été très réussies, tout comme le premier acte, dans l’ensemble, signe d’un sursaut d’orgueil. Cette faim, cette envie de rebond, c’est ça que l’on espère revoir dès la semaine prochaine. Contre n’importe quelle autre équipe, cette première période aurait pu suffire…

> Les entrants, encore : En difficulté dès le retour des vestiaires, c’est avec l’appui des entrants (même si le Paris Saint-Germain reculait suite au but du break) que le LOSC retrouvait un visage plus conquérant. Les entrées de Soriba Diaoune et Osame Sahraoui ont impulsé quelque chose de nouveau, ce qui est évidemment une bonne nouvelle. Le banc est toujours là, avide de minutes. Il n’a pas lâché, abandonné, et cela comptera pour la suite.

> L’initiative des supporters lillois : Il faut aussi savoir le dire quand c’est bien. Pointés du doigt ces dernières semaines, les supporters lillois se sont unis ce week-end autour d’une seule et même énergie : celle du boycott pour dénoncer le comportement des forces de l’ordre et de la sécurité aux abords du Parc des Princes, ainsi que des restrictions répétées imposées par les préfectures. Ce combat n’est pas uniquement lillois, mais concerne l’ensemble des supporters qui souhaitent ou souhaiteront se rendre dans l’enceinte du Paris Saint-Germain. « Le respect des supporters n’est pas négociable », était-il d’ailleurs possible de lire dans le parcage visiteurs, là où 180 supporters (environ) s’étaient tout de même installés.

Ce que l’on a moins aimé

> Trop d’erreurs individuelles : C’est un vilain défaut qui colle à la peau, celle des Dogues. Après Nice, Belgrade, Strasbourg, Berne, Rennes et Lyon, c’est sur la pelouse du Parc des Princes qu’ils se sont en partie sabordés. Les réalisations parisiennes sont malheureusement toutes, ou presque, issues d’une perte de balle lilloise. Ce détail, qu’avait pourtant évoqué Bruno Genesio en avant-match, a agacé. « Je regrette quand même que le deuxième et le troisième but viennent de pertes de balles encore dans notre camp sur des erreurs. Parce que le score est lourd et ce n’est pas forcément mérité », commentait le technicien lillois au coup de sifflet final, signe que ses erreurs répétées sont à l’origine d’une grande frustration.

> Disparition à la pause : Après une première période véritablement prometteuse, notamment ses 20 premières minutes lors desquelles les Dogues regardaient les Parisiens dans les yeux et les occasions lilloises étaient les plus franches, le LOSC a été mis la tête sous l’eau au retour des vestiaires. Alerte disparition : il « a suffi » de quelques ajustements tactiques pour que la dynamique s’inverse totalement et que les Lillois ne voient plus le jour, ne touchent plus le ballon. Le LOSC n’a pas su réagir face à cette réaction parisienne pourtant attendue, tant ses joueurs que son staff…

> Vraie mauvaise série : Et puisque se lamenter trop longtemps sur une seule et même rencontre ne paraît pas si utile, d’autant plus lorsque deux des trois buts inscrits l’ont été par un homme sur un nuage, on parle bien des deux réalisations du dénommé Ousmane Dembélé sur lesquelles Berke Özer ne pouvait que difficilement intervenir, il faut aussi savoir prendre du recul. Le hic, c’est que là aussi, on aime moins.

Le LOSC est, après sa désillusion parisienne, sur une série de trois revers consécutifs. Cette dynamique est loin d’être anodine, puisque cela n’arrive que très rarement pour les Dogues. Ces derniers n’avaient plus connu une telle série depuis septembre 2024, avec 4 revers d’affilée. Celle-ci pourrait en plus être amenée à perdurer au vu du calendrier, notamment en Ligue 1 puisque le LOSC n’a remporté (OM, 1-0) qu’un seul de ses 7 matchs (1 nul, 5 défaites) contre les clubs du Top 7 de Ligue 1 cette saison. Le RC Strasbourg (7e) et l’OL (5e) sont ses prochains adversaires en championnat. Vous voyez où l’on veut en venir.

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