Publié le 8 janvier 2026 à 20:12

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez

Par - Catégories : Football, LOSC-

Lancé dans une nouvelle saison chargée avec le LOSC, Thomas Meunier a pris du plaisir ces cinq derniers mois. Il estime d’ailleurs, dans un petit bilan, avoir réalisé une belle première partie d’exercice.

Débarqué dans le Nord au cours de l’été 2024, Thomas Meunier (34 ans) concluait sa première saison sous les couleurs du LOSC avec 3170 minutes accumulées en 46 rencontres au compteur. Il l’avouait de lui-même : il « ne s’attendait pas à vivre une saison pareille » chez les Dogues.

Le Belge y avait posé ses valises avec, à la base, un rôle de « backup » et de « grand frère » notamment pour épauler Tiago Santos dans sa progression. Le Portugais blessé, il est rapidement devenu indiscutable. Ce statut, il le détient encore en 2026, au grand dam de son concurrent au poste de latéral droit. La preuve ? Thomas Meunier a d’ores et déjà disputé 19 rencontres (1556 minutes) et ne semble pas prêt à lever le pied.

« J’aime ce que je fais. Dans ma tête, je suis encore un gamin de 12 ans qui voit un ballon. À la maison, il y a des balles qui traînent partout. C’est moi qui joue avec, pas les enfants. Ça situe un petit peu la passion que j’ai pour le football », confiait-il tout récemment, avant la défaite concédée par le LOSC (0-2) contre le Stade Rennais, en conférence de presse.

Fini les blessures

« La saison passée avait effectivement été très, très complète. Cette saison, l’équipe tourne bien aussi », se félicitait-il, heureux de pouvoir enchaîner ainsi depuis cinq mois. Ce plaisir, il le prend aussi parce que les blessures ne sont plus une récurrence.

« J’ai parfois couru trois kilomètres en plus qu’un joueur qui joue autant de minutes que moi, ce n’est pas négligeable »

Thomas Meunier l’explique de lui-même : « Il faut aussi savoir que durant ma carrière, ce qui m’a souvent écarté du terrain, ce n’est pas le niveau de jeu, ce sont les blessures, lâchait-il avec assurance. J’ai eu des périodes durant lesquelles, tous les mois, il se passait quelque chose. Je ne pouvais pas faire deux matchs sans avoir une déchirure ou quelque chose comme ça. » Cette époque, son historique de blessures ici, est désormais révolue.

« Ici, à Lille, l’année passée j’ai eu un adducteur qui a duré deux semaines (octobre-novembre) et cette année, j’ai juste eu une opération début septembre. Donc, il ne s’est rien passé, cite le Belge, évidemment satisfait. Et à partir du moment où je suis à 100 %, je suis toujours à disposition. Je peux enchaîner les matchs. Vous pouvez regarder les datas au niveau des volumes. J’ai parfois couru trois kilomètres en plus qu’un joueur qui joue autant de minutes que moi. Ce n’est pas négligeable et le coach le sait aussi. Via mes caractéristiques, j’apporte quelque chose de différent. Et, je l’avoue, ça me fait énormément plaisir d’être sur le terrain. »

Enchaîner, c’est ça le secret

Comment expliquer cette fiabilité lilloise ? Et bien le secret, il est le même que celui qu’évoquait Benjamin André en mars 2025. Les Dogues sont des diesels. Il ne faut surtout pas les freiner en pleine course : « Il faut que j’enchaîne, insistait Thomas Meunier, bien conscient de ses limites. Ça a toujours été une constatation. Si je coupe de trop, ça ne va pas. Je dois continuer de rouler. Il ne faut jamais arrêter le moteur. C’est comme ça que je me sens le mieux. »

C’est ainsi, en enchaînant une nouvelle fois les apparitions, qu’il savoure et performe cette saison : « Cette année, je trouve que j’ai atteint une bonne stabilité mentale et physique, analysait l’international belge. Ce qui me permet de performer de la meilleure des manières. Et depuis le début de saison, franchement… Si je dois faire une auto-évaluation, je n’ai pas à rougir de mes prestations. J’ai toujours bien servi l’équipe », jugeait ainsi Thomas Meunier, désormais tourné vers les six prochains mois de compétition.

Entre la lutte pour le podium en Ligue 1, l’ambition d’un titre en Coupe de France et la Ligue Europa, compétition dans laquelle tous les rêves sont permis, ils s’annoncent particulièrement exaltants.

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