Publié le 4 janvier 2026 à 09:52

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez
Le LOSC a chuté pour sa première sortie de l’année, battu par le Stade Rennais (0-2) après avoir été en infériorité numérique pendant l’intégralité, ou presque, du match. Voici ce que l’on retient de cette rencontre, entre points positifs et points négatifs.
Ce que l’on a aimé
> Le dévouement de Nabil Bentaleb : Comme à Créteil, en Coupe de France, Nabil Bentaleb a malgré lui été replacé en charnière centrale. Il s’agissait d’un changement tactique nécessaire suite à l’expulsion précoce d’Alexsandro (14′). Le milieu de terrain a rempli son rôle, se sacrifiant pour le collectif. Son dévouement a été perceptible même en dehors du terrain, lorsqu’il retient Bruno Genesio à la pause. Le technicien lillois se dirigeait vers Eric Wattellier, arbitre de la rencontre. S’il n’a pas été intégré à la hiérarchie du capitanat en début de saison au LOSC, il retrouve une aura significative au sein de l’effectif nordiste.
> La jeunesse est là : Il est difficile de trouver du positif dans une rencontre au tel scénario, si ce n’est les opportunités que le collectif lillois s’était créé malgré son infériorité numérique. Le collectif lillois ? Il a une nouvelle fois été marqué par la présence d’une jeunesse attendue. Pour combler les nombreuses absences, le staff s’appuie sur de jeunes du centre de formation, eux qui apportent beaucoup par leur présence à l’entraînement. Cette confiance accordée aux jeunes est évidemment valorisante pour ceux qui travaillent dans l’ombre auprès des jeunes au Domaine de Luchin. Sebastien Pennacchio, présent à l’entraînement pour les observer ce vendredi, en était l’exemple concret cette semaine.
> La course folle de Gaspacho : Depuis le début de la saison, Gaspard Degryse (24 ans) s’est lancé un défi un peu fou, celui de courir 10 kilomètres autour de la Decathlon Arena Stade Pierre Mauroy pour chaque but marqué par le LOSC (et 1 km par but adverse). Contraint de rattraper 104 kilomètres ce samedi, il a couru toute la journée jusqu’à conclure sa course sur la pelouse de l’enceinte lilloise. Le supporter nordiste a été accompagné par de nombreux membres de la communauté tout au long de sa course. Cette effervescence commune est belle à voir, signe que les bonnes idées peuvent être valorisées et que les Lillois peuvent être soudés.
Ce que l’on a moins aimé
> Un arbitrage synonyme de tension : C’est une certitude, l’expulsion d’Alexsandro a été le tournant du match, réduisant à néant (ou quasiment) la possibilité d’assister à un véritable match de football. Là n’est cependant pas le sujet, au contraire de ce que décrivait Nabil Bentaleb en zone mixte : « On n’a pas le droit de parler avec l’arbitre, de communiquer… […] Il prend sa décision assez rapidement. Je lui ai demandé de patienter, de regarder la VAR et d’être sûr de lui avant de prendre une décision d’une telle importance. Il a plus consulté son assistant que la VAR », regrettait le milieu de terrain. Faire preuve de pédagogie aurait peut-être pu permettre de vivre une rencontre plus sereine et de faire retomber une tension qui n’a finalement eu de cesse de grimper.
> Les réactions d’Olivier Létang et de Bruno Genesio : Les matchs se suivent et certaines actions se répètent, notamment les réactions lilloises, de plus en plus véhémente à l’encontre de l’arbitrage français et de ses représentants. Si certaines décisions prises peuvent être sujettes à débat, qu’un sentiment d’injustice peut-être compris, un tel comportement n’est pas digne d’un club professionnel, censé montrer l’exemple au monde amateur. En plus, pas certain que cela ait été d’une grande utilité. Les Dogues ont paru déconnectés au retour des vestiaires, encaissant deux buts en dix minutes.
> Des chants homophobes en tribunes : Suspendue pour utilisation d’engins pyrotechniques lors de la réception de l’Olympique de Marseille en décembre, une partie de la Tribune Nord (les Dogues Virage Est) était replacée en Ouest, juste à côté des médias. Il a ainsi été possible d’entendre une multitude de chants à caractère homophobe de la première à la quatre-vingt dixième minute. Les médias, certains plus que d’autres, ont même été directement visés. Les Dogues n’ont ainsi pu compter que sur de maigres encouragements tout au long de la partie.






