Publié le 3 janvier 2026 à 23:01

Alexsandro

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez

Par - Catégories : Football, LOSC-

Trop rapidement réduit à dix, puis sorti de son match à la pause suite à des altercations avec le corps arbitral, le LOSC s’est incliné contre le Stade Rennais (0-2) lors de son premier match de l’année 2026.

Deux semaines après sa dernière sortie, c’était une victoire en Coupe de France (0-1) qui amenait ses hommes vers les fêtes de fin d’année, le LOSC faisait sa rentrée ce samedi à l’occasion de la dix-septième journée de Ligue 1. Plus de 40 000 personnes se déplaçaient ainsi dans l’enceinte de la Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy, elle qui accueillait le Stade Rennais, pour assister à un choc entre candidats à l’Europe. Ils n’ont cependant été que les spectateurs d’une bouillie, dont le scénario était en partie écrit par une décision arbitrale.

Du rouge et de l’espoir

Le premier quart d’heure, totalement anodin jusqu’ici, se concluait par l’une des grandes actions du match. Alexsandro, de retour après près de quatre mois d’absence, manquait son contrôle sur une relance de Berke Özer. Il était alors pris de vitesse par Breel Embolo, qui s’effondrait après avoir été très légèrement touché. Le ballon était déjà bien loin, bien trop poussé par le Suisse. L’arbitre de touche réagissait néanmoins immédiatement et Éric Wattellier, dont les exploits lors du dernier Derby du Nord avait été commentés en avant-match, sortait le rouge (14′) pour anihilation d’une action de but malgré la présence de Nathan Ngoy, notamment, non loin de là. Le LOSC était réduit à dix, une nouvelle fois (6 cartons rouges sur ses 9 derniers matchs), tandis que l’international brésilien vivait une première apparition express en 2026.

Cet évènement animait l’ensemble du premier acte. Éric Wattellier stoppait momentanément la rencontre pour insultes homophobes (dont certaines à son encontre. Un message était lancé aux tribunes. Une quinzaine de minutes plus tard, il était invectivé par Bruno Genesio, d’abord retenu par Berke Özer et Nabil Bentaleb, puis pointé du doigt par Olivier Létang, président du LOSC, dans le couloir à la pause.

Malgré cette infériorité numérique, les plus belles occasions étaient lilloises. Olivier Giroud s’essayait d’abord de très loin pour une première tentative (27′). C’était ensuite au tour de Thomas Meunier, dans la surface à la suite d’une belle combinaison avec Olivier Giroud et Marius Broholm, dont la frappe échappait néanmoins légèrement de la lucarne (33′). Enfin, Matias Fernandez-Pardo manquait de très belles opportunités. La première était un face-à-face (40′), après avoir été lancé dans la profondeur par Olivier Giroud, quand la seconde était une frappe croisée trop molle dans la surface (45+3′). Le Stade Rennais s’était montré bien trop frileux pour espérer mieux qu’un nul à la pause (0-0). Le LOSC pouvait nourrir quelques regrets.

Déconnexion après la pause

Suite aux évènements survenus au plus près des vestiaires, les Lillois mettaient de longues minutes à retrouver le pré. Présents physiquement, ils ne l’étaient pas véritablement mentalement, encaissant deux réalisations similaires en début de seconde période. L’ancien Lensois Frankowski, à la réception d’un centre à la trajectoire étonnante, ouvrait la marque d’une tête piquée au deuxième poteau. Berke Özer était masqué par Nabil Bentaleb, replacé en défense centrale, comme pour le second inscrit par Quentin Merlin (57′).

La messe était ainsi dite et, malgré de nouvelles opportunités lors des vingt dernières minutes, les Dogues n’y croyaient plus eux-mêmes. Le LOSC débute ainsi l’année par un revers (0-2) au goût particulièrement amer et perd de précieux points dans la course au podium.

LOSC – Stade Rennais : 0-2 (0-0)

17e journée de Ligue 1 – 03 janvier (21h05) – 41 527 spectateurs dont 520 visiteurs

But(s) : Frankowski (49′), Merlin (57′) pour le Stade Rennais
Avertissement(s) : Alexsandro (rge 14′), André (14′) pour le LOSC, Jacquet (30′) pour le Stade Rennais

LOSC : Özer – Meunier, Ngoy, Alexsandro, Verdonk (Santos 74′) – André, Bentaleb – Broholm (Bouaddi 70′), Haraldsson (Sahraoui 83′), Fernandez-Pardo (Correia 70′) – Giroud (Diaoune 70′)

Stade Rennais FC : Samba – Seidu, Jacquet, Brassier – Frankowski, Camara, Rongier, Merlin (Blas 62′), Al-Tamari – Embolo, Meïté (Lepaul 62′)

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