Publié le 2 janvier 2026 à 18:20

Bruno Genesio, entraîneur du LOSC, en conférence de presse.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Engagé dans une lutte pour le podium, le LOSC espère évidemment pouvoir surfer sur sa dynamique du moment. Bruno Genesio estime néanmoins qu’il n’est pas juste d’exiger de telles ambitions au vu des moyens financiers dont son club dispose.

Après avoir connu une longue phase d’irrégularité entre les mois d’octobre et de novembre, le LOSC semble avoir trouvé son rythme de croisière avec quatre victoires empochées de façon consécutive en championnat avant la trêve hivernale. Ces résultats positifs lui permettent de se placer à la quatrième position, à égalité de points avec l’Olympique de Marseille (3e). Les Dogues se retrouvent ainsi engagés dans la lutte pour le podium à l’approche de la réception du Stade Rennais (samedi, 21h05), match comptant pour la dix-septième journée de Ligue 1.

De passage en conférence de presse ce vendredi, veille de ce premier choc de la saison pour le club lillois, Bruno Genesio a refusé l’idée comme quoi cette lutte devait être un objectif. Le technicien estime que le LOSC fait déjà mieux que ce qui est censé être attendu de lui au vu des moyens dont il dispose.

Une mise au vert

La trêve hivernale, puis la reprise, est-ce c’est une période qu’on craint ?

C’est une période un petit peu incertaine parce qu’on était sur une bonne dynamique. Il y a eu une coupure. Elle n’a pas été très longue non plus mais ça casse un petit peu la dynamique. On verra ce qui se passera demain. J’ai vu que l’historique n’était pas très bon.

Mais pour éviter le faux pas, ce qu’on a changé, c’est qu’ont partira exceptionnellement pour une mise au vert dès ce soir (vendredi). Ce n’est pas le genre de choses que l’on fait habituellement lorsque l’on joue à 21 heures à domicile. On veut justement se remobiliser, être ensemble après une période durant laquelle les joueurs ont vu du monde, beaucoup de famille, des amis. Le but est que les joueurs préparent au mieux ce match et puis, plus largement, un mois de janvier être très important avec beaucoup de confrontations avec des équipes de haut, haut niveau.

Il faut vraiment que l’on reste attaché au fait de conserver ce qu’on a fait très bien dans le jeu, y compris malgré certains vents contraires.

Quels sont vos objectifs pour la deuxième partie de saison ? Y’a-t-il une priorité donnée à une compétition ?

Je n’ai pas de priorité, ni dans les compétitions, ni sur le choix de match. Ce serait une grosse erreur de le faire.

Je pense qu’on a fait une première partie de saison qui est très bonne en championnat. 32 points après 16 journées, c’est deux points par match, c’est une moyenne très élevée malgré beaucoup d’absences. En Coupe, on a assuré l’essentiel en se qualifiant face à une équipe qui n’était pas facile à manœuvrer. On peut dire que dans cette première partie de saison, la seule petite ombre au tableau c’est l’Europa League. On a raté deux matchs notamment, le PAOK et Belgrade. Sinon, ça reste très satisfaisant.

Maintenant ce n’est qu’une partie de la saison. Il faudra être capable de reproduire ce qu’on a fait de bien, de très bien, et répéter notre capacité à s’accrocher dans les moments difficiles, savoir être résilient comme on l’a été pour continuer à prendre des points. On fera les comptes dans toutes les compétitions au moment où ce sera le money time. On pourra peut-être parler d’objectifs finaux dans les 4-5 derniers matchs suivant la position où on sera. La Coupe, c’est match après match, et la Coupe d’Europe il nous reste deux matchs pour nous qualifier. C’est peut-être le seul objectif qu’on peut fixer sur ce mois de janvier : la qualification. Après, en championnat, il va falloir aborder les matchs les uns après les autres, sans trop regarder le classement. C’est la meilleure manière de continuer notre bon parcours.

Au-dessus de ses moyens

Thomas Meunier nous a soufflé l’ambition d’atteindre et de rester sur le podium…

Je n’aime pas parler d’objectif(s) à moyen terme. Aujourd’hui, on a le huitième budget de Ligue 1 (environ 90 M€) et une masse salariale d’un ordre de grandeur similaire. Cela ne veut pas tout dire, mais ça veut dire quand même des choses : Aujourd’hui on est au-dessus de ce qu’on peut espérer.

Si on veut rester au-dessus je pense qu’il faut garder cette fraîcheur, il faut garder cet enthousiasme, il faut garder cette solidarité, cet esprit qui transpire dans ce groupe. Il y a évidemment des qualités aussi. On ne fait pas tout avec l’esprit…

Dès demain (samedi), contre un concurrent direct, je demande à mes joueurs de montrer tout ce qu’on a montré pendant cette première partie de saison, et on verra plus tard, vers fin avril, si on est toujours dans le top 3, top 4, top 5, ce qu’on peut jouer ou ne pas jouer. Ce n’est pas la peine de se mettre une pression dès le mois de janvier alors qu’il reste 18 matchs à jouer.

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