Publié le 13 décembre 2025 à 12:34

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer
La revanche des ex a été une réussite pour Alan Virginius, lui qui a fait mal aux Dogues lors de la victoire de son BSC Young Boys sur le LOSC (1-0). Son cas a d’ailleurs longuement été commenté autour de la rencontre, de sa performance à son passage dans le Nord.
La sixième journée de phase de ligue de la Ligue Europa a opposé le LOSC au BSC Young Boys, rencontre synonyme de retrouvailles entre les Dogues et Alan Virginius (22 ans), surnom qu’il a lui-même porté pendant trois ans de 2022 à 2025. Décisif jeudi, par la passe (61′) comme en provoquant l’expulsion d’Ayyoub Bouaddi (32′), il a grandement contribué au succès des siens (1-0) au détriment de son ancienne formation. C’était attendu.
Un match « spécial »
Le nom d’Alan Virginius a rythmé l’ensemble des moments forts de cette rencontre, à commencer par les conférences de presse. L’ailier faisait l’objet de nombreuses interrogations.
« Il est en grande forme. Il a envie de montrer »
Gerardo Seoane, son entraîneur, estimait qu’il allait sans doute vivre un match différent des autres, tout en le complimentant : « Ce sont toujours des matchs spéciaux et ça l’est pour Alan. Cela aurait pu l’être encore plus à l’extérieur (à Lille). Je le vois très motivé et il est d’ailleurs très performants ces derniers temps. Il a augmenté son rendement sur le terrain et il fait de très bonnes choses. C’est un joueur jeune qui progresse. Pour lui, ce sera un match un peu plus spécial », avait déclaré le technicien suisse en avant-match.
« Alan Virginius est en grande forme. Je ne sais pas s’il est revanchard, mais il a envie de montrer. C’est sûr », s’exclamait quant à lui Jaouen Hadjam, son coéquipier, pour appuyer les propos tenus par son coach. L’international algérien avait vu juste.
« Un bon match »
Au coup de sifflet final, malgré les différences faites par Alan Virginius avec un penalty et un rouge provoqué (32′), ainsi qu’une passe décisive distribuée (61′), Gerardo Seoane n’était pas totalement satisfait de sa copie individuelle : « Il a créé du danger, mais il n’a pas été aussi bon, je trouve, que lors de nos derniers matchs, jugeait à notre micro le technicien suisse. Il faut aussi dire que l’adversité était plus forte, avec un adversaire direct (Thomas Meunier) qui avait beaucoup d’expérience. En supériorité numérique, il a bien gardé la largeur pour profiter des un contre un. Lui, comme toute l’équipe, n’était pas lucide au début du match, pas très propre sur le plan technique avec des difficultés avec le ballon. Avec un joueur de plus, il s’est senti plus à l’aise », estimait-il encore.
Après quelques instants de réflexion, l’entraîneur du BSC Young Boys se voulait tout de même plus positif : « C’est un profil de joueur que j’apprécie. J’aime avoir l’un de mes deux ailiers qui prend des risques dans les un contre un, qui a de la vitesse. […] Il a fait un bon match et a été décisif dans nos actions offensives », concluait-il. Ce qui est certain, c’est que le LOSC a été grandement gêné par ses foulées.
Pourquoi ça n’a pas marché à Lille ?
C’est la grande question. Considéré comme un espoir du football français à son arrivée au LOSC, qui avait déboursé une somme estimée à 4 millions d’euros pour s’attacher ses services, Alan Virginius ne s’est jamais imposé chez les Dogues : 23 apparitions, 1 but, 1 passe décisive pour un total de 446 minutes.
« Ce sont aussi des étapes que l’on doit franchir dans une carrière et, peut-être que c’était un peu trop tôt au LOSC »
Interrogé à ce sujet, Bruno Genesio tentait d’apporter quelques éléments d’explication, lui qui l’a côtoyé tout au long de la préparation estivale lors de la saison 2024-2025 : « Alan (Virginius) était encore un jeune joueur. Ce qu’il a appris au LOSC, c’est sans doute ce qui lui permet aujourd’hui de s’épanouir ici aux Young Boys. C’est un garçon qui a des qualités athlétiques au-dessus de la moyenne, qui va très vite, jugeait-il. Mais il n’a pas que ça. Il est capable aussi de bien finir ses actions, soit par des passes, soit par des buts. Certainement qu’il a davantage de confiance ici parce qu’il joue plus. »
« C’est toujours plus facile lorsque vous jouez plus. Ce sont aussi des étapes que l’on doit franchir dans une carrière. Peut-être que c’était un peu trop tôt au LOSC pour lui. Il est en train de franchir les paliers progressivement. C’est un garçon qui a toujours un très bon état d’esprit. Malgré sa situation qui était difficile chez nous, il a toujours fait le maximum. Il avait été ennuyé aussi par quelques petites blessures. Je suis content pour lui qu’il ait trouvé un club où s’épanouir », concluait le technicien lillois, lui qui avait croisé les doigts pour ne pas subir la loi des ex. C’est manqué.






