Publié le 2 juin 2024 à 13:14

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Le marché des transferts n’ouvre que le 1er juillet prochain en Ligue 1, mais les rumeurs sont déjà nombreuses. Celles-ci ne concernent pas nécessairement les joueurs, mais plutôt les coachs, jugés comme étant carriéristes.
La valse des entraîneurs se poursuit et sera encore amenée à se poursuivre dans les jours à venir. Depuis que la saison 2023-24 est arrivée à son terme, ce sont les entraîneurs qui font la loi, prenant place en Une des tabloïds. Outre José Mourinho, du côté de Fenerbahçe en Turquie ou de Vincent Kompany au Bayern Munich, la France est une terre en mouvement. Francesco Farioli a été l’un des premiers a plié bagages, rejoignant l’Ajax Amsterdam une année seulement après son arrivée chez les Aiglons. Ce dernier devrait être remplacé par Franck Haise, pourtant engagé à Lens quand Luka Elsner, toujours lié au Havre, est annoncé à Reims. C’est ainsi que le débat fleurit sur les ondes de la radio RMC : « J’ai toujours considéré que le coach était le seul qui pensait un peu plus au collectif qu’à sa propre carrière dans un club. C’est sans doute toujours vrai, mais on peut se rendre compte qu’ils commencent à penser de plus en plus à eux-mêmes, estime Stéphane Guy sur l’After Foot. Ils sont désormais pro-actifs. Ils n’attendent plus d’être virés, mais construisent leur parcours et prennent des initiatives. Il ne sont pas en danger à leur poste, mais veulent quand même passer à l’initiative et ne pas attendre que la situation se dégrade pour filer », analyse le journaliste.
Ce dernier lance Walid Acherchour, qui poursuit sur le cas du LOSC et du départ de son technicien portugais : « On l’a vu avec Paulo Fonseca, qui était très heureux d’arriver au bout de son contrat avec Lille pour avoir la liberté de décider où il irait. […] Je suis persuadé que s’il n’y a pas l’AC Milan, il va à l’Olympique de Marseille en se disant qu’il préfère prendre le gros contrat plutôt que de rester à Lille et se casser les dents en barrages parce Yoro et Jonathan David ne sont plus là. Les coachs sont dans cette réflexion et cette nouvelle génération de coach fonctionne comme ça, juge-t-il. On le voit également avec Franck Haise et même Luka Elsner, qui a toujours eu toute la confiance de sa direction. Ils se posent des questions sur la suite parce qu’ils ne savent pas comment sera leur côte. Elle est forte en ce moment et il faut saisir les opportunités avant que leur côte ne se réduise. Je ne sais pas si c’est un nouveau phénomène, mais c’est quelque chose de très présent aujourd’hui », poursuit-il dans l’émission réalisée le 27 mai dernier en citant encore Will Still (qui a quitté Reims), Régis Le Bris (qui voulait rejoindre Nice quand il était à Lorient) et Francesco Farioli (parti à l’Ajax).
Cette nouvelle dynamique, Stéphane Guy et Walid Acherchour estiment qu’elle provient également de l’entourage des coachs, aujourd’hui entourés par des représentants : « Les entraîneurs sont carriéristes, mais peut-on leur reprocher ? Tu crois que les agents disent quoi aujourd’hui à leur entraîneur ? Est-ce que la saison prochaine va être aussi bonne, probablement pas. Ils préfèrent ne pas faire l’année de trop pour ne pas se faire virer comme un malpropre. Certains préfèrent partir par la grande porte et garder leur CV intact. Il y a beaucoup de coach qui réfléchissent comme ça. […] Le contre exemple, c’est Xabi Alonso au Bayer Leverkusen », conclut ainsi le dernier nommé sur ce sujet qu’est la valse des coachs.






