Publié le 23 octobre 2023 à 18:38

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Ambitieux avant de rejoindre la capitale des Flandres, le Stade Brestois d’Eric Roy n’est pas parvenu a enregistré autre chose qu’un revers (1-0) sur la pelouse du LOSC. Un résultat qui ne sera pas facile à digérer.
Avant de poser ses valises chez les Dogues, Eric Roy avait annoncé la couleur en conférence de presse, affichant son souhait que gratter quelques unités de son déplacement à Lille. Cueilli à froid, dès la 6ème minute suite à une réalisation précoce de Yusuf Yazici (26 ans), le Stade Brestois a néanmoins été contraint de concéder un revers (1-0), laissant ainsi son adversaire lui passer devant au classement. Premier à débarquer devant les médias à l’issue de cette partie, le technicien a fait part de sa vive amertume : « Le début de match est entaché par ce but que nous donnons à l’adversaire. C’est une grande frustration, les joueurs sont déçus. Il y a de la déception parce qu’on se dit que sans ce cadeau, on aurait peut-être pu faire un bon résultat ici. On se rend compte que sur les deux derniers buts que l’on a encaissé, ce sont nos erreurs qui nous mettent en porte-à-faux. C’est difficile à digérer », a-t-il lancé avant de poursuivre : « Au vu des conditions, l’état de la pelouse compris, c’est sûr que ce n’était pas un match dans lequel il fallait prendre un but rapidement. […] On peut presque considérer que l’on a offert le match à Lille ce soir. »
De premiers mots suivis d’une analyse plus approfondie, dans laquelle le technicien breton pointe notamment du doigt le manque d’efficacité de sa formation, et ce, notamment sur le plan offensif : « On sait que dans le foot, il faut être bon dans les deux surfaces pour performer et avoir des résultats. On peut considérer que dans les surfaces, et notamment dans la surface adverse, on n’a pas pesé. On a eu la possession, on a fait plus de 100 passes que l’adversaire et ça à Lille, qui est normalement une équipe de possession. Mais personnellement, cela ne m’intéresse pas trop. Je veux plutôt que mon équipe crée de l’incertitude dans la surface adverse. On a mis des ballons dans la surface, avec 27 centres, mais si tu regardes bien, Chevalier n’a fait que trop peu d’arrêts. Cela veut aussi dire qu’à un moment donné, on n’a pas été capable de transformer toutes les situations qu’on a eues. On en a eu beaucoup, mais on n’a pas eu ni la justesse, ni la qualité technique et le talent pour pouvoir concrétiser. On n’a pas réussi à valoriser ce que l’on est parvenu à se créer. […] Quand on ne cadre pas, on ne marque pas de but, c’est aussi simple que cela », a ainsi conclu Eric Roy.






