Publié le 12 août 2022 à 09:00

Crédit Photo : Le Petit Lillois

Par - Catégories : LOSC-

Entraîneur depuis 2007, soit à 34 ans, Paulo Fonseca connaît, en France, le quatrième pays de sa carrière d’entraîneur. Une expérience et une diversité qui lui ont permis d’affiner sa réflexion sur le football.

Réputé pour sa qualité à bien faire jouer ses équipes, le Portugais de 49 ans explique que cette philosophie est pour lui un prérequis dans l’approche du football. Plus que l’emporter, même si c’est également important. Il faut divertir les supporters et spectateurs venus au stade : « Je pense que nous avons une obligation, en tant que coach. Le match, c’est un spectacle, c’est du divertissement. Quand les gens viennent voir un match, ils doivent voir de jolies choses. Même moi, en tant que supporter, si je décide d’aller au stade et que je ne vois pas un beau match, c’est comme si je vais voir un concert et que je n’aime pas ce que je vois : je m’en vais. Ce qu’on veut voir, c’est ce qui nous procure du plaisir. Je veux gagner mais pas seulement. Je veux que mes enfants voient les matches avec de la passion, avec du plaisir. Est-ce que je gagne plus que les autres ? Je ne sais pas. Mais je crois que cette façon de jouer nous fait gagner plus souvent. Pour moi, soit vous construisez quelque chose qui vous procure du plaisir, en quoi vous croyez, soit c’est mieux de changer de métier. Je ne veux pas être un apôtre du résultat. Je ressens une obligation envers moi-même parce que j’aime le jeu. »

Sans poste depuis la fin de son contrat avec l’AS Roma à l’été 2021, Paulo Fonseca a vécu une année sans entraîner avant de devenir le nouveau coach du LOSC. Une pause qui a accentué ses émotions à son retour à la compétition officielle, dimanche dernier face à Auxerre : « Ai-je déjà pleuré pour du football ? Oui, mais plus dans les moments heureux. La dernière fois ? Je ne peux pas dire que j’ai pleuré mais j’ai ressenti beaucoup d’émotion lors du dernier match (contre Auxerre, 4-1, dimanche). Quand je me suis assis sur le banc avant le match et que la foule a commencé à crier, j’ai dit à Tiago (Leal) : « Ça m’a vraiment manqué. » Dans les moments difficiles, je n’ai jamais pleuré de ma vie. Mais dans ces moments, avec les fans… Je peux aller dans un concert et voir un stade entier rempli, ça m’émeut. Quand je dois parler d’émotions, j’ai beaucoup de difficultés. Par exemple si je dois recevoir un prix. J’ai hérité ça de mon père. » 

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