Publié le 11 novembre 2021 à 09:00

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Passé par le LOSC entre 1999 et 2002, Johnny Ecker a sûrement connu le point culminant de son aventure lilloise face à Parme en 2001, lorsqu’il inscrit le second but lillois en tour préliminaire de la Ligue des Champions.
Dans une longue interview accordée au site du club, l’ancien latéral gauche de Lille est revenu sur cet exploit sans précédent pour le club lillois en coupe d’Europe : « Le Parme de l’époque était une très grande équipe. Ils avaient remporté la Coupe de l’UEFA deux ans plus tôt et comptaient dans leurs rangs de très grands joueurs dont un futur Ballon d’Or en la personne de Fabio Cannavaro. Dès le tirage, on était tous super heureux, même si on savait que ce serait que ce serait très, très dur de passer. Vahid, qui avait tout étudié, nous avait pourtant expliqué qu’on avait nos chances. Il avait observé que les Italiens, habitués à réaliser de grosses préparations physiques, n’étaient jamais au point durant les 15 premiers jours de la saison et qu’on avait peut-être une chance de tomber sur un adversaire pas vraiment en jambes. On a donc misé là-dessus. Il nous a fait jouer à 5 derrière, ce qui n’était pas habituel. J’étais donc piston gauche. Et effectivement, très vite on s’est rendu compte qu’ils étaient au-dessus de nous techniquement, mais à la rue physiquement. On a eu la chance de marquer les premiers (47′) grâce à Bassir sur une frappe lointaine de Toph’ Landrin. Et puis est arrivé ce coup franc (80′)… »
En effet, en fin de match, décalé par Bruno Cheyrou sur un coup-franc à 30 mètres, il envoie une frappe splendide en lucarne et vient corser l’avantage pour les Dogues. Un but qui aura marqué son passage dans le Nord : « C’est le coup-franc qui a fait connaître Johnny Ecker (il rigole). Aujourd’hui encore, on m’en parle toujours. On ne se souvient de moi qu’à travers ce coup franc à Parme et le plâtre que j’ai porté à la main pendant trois ans avec l’OM… (il se marre). On est donc là, à 30 mètres et Bruno Cheyrou veut la jouer vite. Mais tout de suite, je lui dit non, je vais le tenter. Il me regarde en me disant qu’on est trop loin. Et là, en rigolant, je lui réponds que c’est ma seule chance de signer à Parme l’année prochaine. Il me décale, je frappe et elle part en lucarne. Honnêtement, j’ai 100% de réussite. »






