Publié le 30 septembre 2021 à 22:19

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Après une nouvelle désillusion en Europe et une défaite concédée en Autriche contre le RB Salzburg, (2-1), les médias ont été très durs envers les Dogues qu’ils vouent à l’élimination. Les cartes sont désormais entre les mains de Jocelyn Gourvennec et ses hommes, à eux de déjouer les pronostics.
After Foot – Daniel Riolo : « Le LOSC est une équipe d’enfants«
Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Lionel Charbonnier, Houssem Loussaief
L’After Foot n’a pas été tendre avec le LOSC qui commence à décevoir de plus en plus saison après saison malgré de bonnes intentions. Présent sur le plateau Daniel Riolo compare les Dogues à de petits agneaux : « Dans l’intention je ne leur reproche rien mais j’ai l’impression que c’est une équipe d’enfants, de petits agneaux alors que le pire c’est que les jeunes sont censés être en face. […] La façon dont ils ont le ballon, les intentions qu’ils ont, ils doivent être plus efficaces. Ils ont quelques coups offensifs, des situations, mais ils les gèrent très mal. Mauvais choix de Burak, mauvais choix d’Ikoné… Je parle même pas de celui de Jonathan David qui massacre totalement une action de but. Franchement tu as envie de descendre des tribunes et d’aller lui dire qu’il n’a pas le droit de faire ça. […] J’ai l’impression que dans ce club il manque un truc, ils se font toujours choper de la même façon. Ils n’arrivent pas à franchir un cap. »
Un triste bilan final que partage l’ensemble de ses confrères. Constat accablant qu’aggrave encore un peu plus Gilbert Brisbois. Pour lui, le LOSC est condamné : « On sent une impuissance de Lille comme si ils avaient atteint un plafond qu’ils ne pouvaient pas franchir. En plus, lors des prochaines rencontres, ils seront opposés à Séville. J’ai presque envie de dire qu’ils sont condamnés à être 3ème ou 4ème. » Un blocage que Lionel Charbonnier justifie par une faiblesse mentale présente depuis déjà trois saisons chez les Dogues : « Je pense que le mental des Lillois est très atteint, quand je les vois, je ne peux pas concevoir que le jeune Adeyemi ai plus de maturité que Burak Yilmaz. Le gamin est capable de se présenter, de faire les bons appels, dans le bon timing, au LOSC il y a à chaque fois un temps de retard. » Des excuses que ne partagent pas Houssem Loussaief qui résout ce problème d’une simple constatation, « Lille n’a tout simplement pas le niveau. »
L’Equipe du Soir – Dominique Séverac : « Lille n’a pas le niveau Ligue des Champions«
Olivier Rouiller, Dominique Séverac, Damien Degorre, Carine Galli
Les chroniqueurs de L’Equipe du Soir ont été encore plus exigeants envers les Dogues qui les ont fortement déçus. Très largement inférieur à son adversaire autrichien le LOSC aurait mérité de prendre une véritable gifle à la Red Bull Arena selon Carine Galli, qui résume, avec caractère la médiocre prestation des Lillois : « Je trouve que le 2-1 ne reflète pas le scénario du match. On a vu une équipe de Salzburg très largement supérieur au LOSC. A chaque fois qu’ils accéléraient, il y avait du danger dans la surface. Je trouve qu’à la mi-temps, Lille est plutôt bien payé. Ils auraient pu être menés 3-0. Je trouve que le résultat final est plutôt très flatteur pour Lille. J’attendais plus des cadres, qu’a fait Burak Yilmaz ? Il a été plusieurs fois hors-jeu, il a passé son temps à râler sur ses coéquipiers, il a joué de manière très individuelle… tout comme Benjamin André qui a été loin, très loin de son niveau, les cadres ont manqué le rendez-vous. »
Des cadres qui ont failli lors d’un moment crucial et qui ont emporté avec eux le reste de l’effectif. Pour Olivier Rouiller, l’une des explications de ce fiasco peut-être la composition d’équipe de Jocelyn Gourvennec : « Je pense que le problème vient aussi de la composition d’équipe. Le petit Timothy Weah nous parlait de rage avant le match mais sur la pelouse, il y a encore du boulot. Sans la boulette miracle du portier autrichien, les Lillois n’auraient pas vu le jour. » Un constat que partage Damien Degorre qui ne sait pas si l’entraîneur lillois a réalisé des changements de génie ou a été catastrophique dans sa composition de départ : « C’est là que tu juges le travail de Gourvennec. Soit il a fait un bon coaching parce que les entrants, Ikoné et Onana, ont été très bons, soit tu te demandes pourquoi il ne les a pas alignés dès le départ. » Un flou sur la gestion de l’effectif lillois par le Breton qui chiffonne le spécialiste du PSG qui estime, de toute façon, que le LOSC n’avait pas les moyens d’inverser le cours de la partie : « Dans le jeu il ne s’est rien passé, que ce soit avant ou après l’ouverture du score. Ce que je leur reproche c’est que malgré le miracle offert par la boulette du portier adverse il ne se passe toujours rien. A quel moment a-t-on cru que Lille puisse revenir à 2-2 ? Jamais, à aucun moment. »
Des critiques ouvertes que clôt en beauté Dominique Séverac. Le journaliste du Parisien s’est montré très dur envers les Dogues. Pour lui, ils n’ont tout simplement pas le niveau que requiert la Ligue des Champions : « La prestation du LOSC était digne d’un match de Ligue 1 à 15h, ce n’est pas du niveau Ligue des Champions. Il n’y avait rien, aucun ingrédient, c’est un problème de niveau tout simplement, Lille n’a pas le niveau requis pour ce genre de compétition. »
La Voix des Sports – Stéphane Carpentier : « Le LOSC a montré ses limites«
Stéphane Carpentier
Le quotidien hebdomadaire sportif de la région Hauts-de-France a constaté, comme l’ensemble de la presse, l’ampleur des dégâts. Intéressants pendant plusieurs minutes, les Dogues sont vite rentrés dans le rang, la queue entre les jambes, et ont montré toutes leurs limites. Un niveau bien loin du statut de Champion de France en titre : « Après vingt-cinq premières minutes intéressantes dans l’animation, Lille a disparu du camp adverse et a eu bien du mal à digérer l’ouverture du score des Autrichiens. Vraiment pas dans un grand jour, Yilmaz compliqua encore un peu plus la soirée après la pause en repoussant du bras un coup franc de Wöber. C’était la soirée des boulettes de Lille et des penaltys pour Salzbourg. Voir le champion de France se faire bouger de la sorte et chuter chez le champion d’Autriche, cela fait forcément un peu bizarre au pays des Bleus, mais c’est l’implacable réalité qui colle aux basques d’une équipe qui a montré trop de limites. »
Et pourtant, malgré cette débâcle, l’espoir est toujours de mise dans un groupe qui avance à petits pas. Avec 4 rencontres, tout est encore jouable : « Grâce au match nul entre Wolfsbourg et Séville (1-1) dans l’autre rencontre de leur poule, tout n’est pas encore perdu pour les Nordistes, mais avec un petit point en deux matchs disputés, il faudra impérativement s’imposer le 20 octobre à Pierre-Mauroy face aux Espagnols pour reprendre espoir. Pour montrer aussi que, neuf ans après son dernier succès dans la compétition, Lille n’est pas un usurpateur. »
L’Équipe – Régis Testelin : « C’est toujours la même histoire avec Lille«
Régis Testelin
De même que la Voix du Nord, L’Equipe tire les leçons d’une nouvelle désillusion européenne pour nos Dogues qui, en 40 rencontres disputées en Ligue des Champions n’en ont remporté que 4, (4 victoires, 16 nuls, 20 défaites). L’histoire se répète et Lille semble être maudit par le destin comme si l’obstacle à franchir était trop grand : « Le LOSC a subi une nouvelle désillusion, hier en Autriche, où il a davantage été battu (1-2) sur ses fautes que sur les fulgurances de son adversaire, largement à sa portée. Mais c’est un peu toujours la même histoire avec Lille en Ligue des champions, depuis deux ans. Il lui arrive de faire de bons matches, il peut avoir d’excellentes périodes à l’intérieur d’une même rencontre, mais il n’est pas dangereux, il ne marque pas assez, il ne gagne jamais et prend toujours ses limites en pleine figure. »
Des limites trop importantes pour un niveau aussi élevé ? Il est encore trop tôt pour le dire. Si les Dogues ne l’ont jamais emporté au tableau d’affichage, les prestations sur le terrain ont imposé le respect et le doute voire l’espoir sont encore permis : « Il n’y aurait qu’un pas à franchir pour dire que ce niveau-là est toujours trop haut pour lui, mais on attendra les deux confrontations avec Séville pour s’en assurer car, dans le jeu et c’est important, Lille n’est jamais très loin. »






