Publié le 28 novembre 2020 à 15:16

Crédit Photo : Le Petit Lillois

Par - Catégories : LOSC-

Au LOSC depuis deux saisons, Tiago Djalo a connu des titularisations en chaîne avant de faire banquette. L’opportunité se représente enfin pour lui, qui n’a pas commencé un match depuis neuf mois. Son entraîneur explique ses choix du passé et se projette sur ce que le jeune Portugais peut apporter à l’équipe.

Âgé de 19 ans à son départ de Milan pour Lille, Tiago Djalo avait un statut d’espoir mais ne s’attendait sûrement pas à jouer dès la première saison. C’est pourtant ce qui est arrivé, avec la mise en place d’une défense à trois, qui lui a libéré une place au sein de la charnière centrale. Avec de bonnes performances en Ligue 1, le jeune Djalo s’aguerrit au côté de José Fonte et enchaîne les rencontres au plus haut niveau. « L’année dernière, il attendait beaucoup de choses de sa saison. Il a ensuite manqué de temps de jeu, la saison a été écourtée et il a une mauvaise gestion de la situation. Il était très loin sur un plan mental dans la disponibilité. Il était en colère », explique Christophe Galtier.

Une colère qui lui a valu une place bien chaude sur le banc. Il a même était écarté du groupe à plusieurs reprise. Son entraîneur a vu sa motivation s’éteindre au fil des semaines : « Il est monté très vite. On a joué à trois derrière puis on est passé à deux. Il a perdu l’espoir de jouer, il s’est sûrement un peu désentrainé. »

 

L’opportunité de prouver

« Il commence à y avoir de l’espace sur le côté droit, et il est droitier. J’avais retenu de mauvaises expériences sur son match à Gonfreville. Je le fais travailler à ce poste. Il est fort probable que ça soit lui démarre. » En voilà une bonne nouvelle pour lui, malgré un poste qui n’est pas le sien. Djalo retrouve le terrain petit à petit en grappillant quelques minutes contre Lorient et contre Milan et devrait donc débuter contre Saint-Etienne.

Soumaoro, Fonte et Botman tournent sur cette série de matchs au sein de la charnière centrale, sans laisser de place à Djalo. « Il doit exister dans cet effectif. La concurrence est assez féroce mais son attitude a changé. Il est plus déterminé, il montre des choses à l’entraînement », réplique son entraîneur.

« Il me fait penser à Gabriel »

Rappelez-vous, il y a quelques années, le Brésilien Gabriel avait connu une situation bien pire en jouant en réserve, puis en étant prêté à l’ESTAC et au Dynamo Zagreb sans trop avoir de temps de jeu. Le nouveau joueur d’Arsenal avait profité des absences pour se faire une place dans le 11. « Il me fait penser à ce qu’était Gabi avant de se montrer. Il est dans cet état d’esprit. Gabi était 5ème défenseur central et est devenu 2ème , aujourd’hui, il est dans un grand club européen. C’est comme ça le football. Mais il faut être prêt quand l’entraîneur vous appelle« , rappelle le coach des Dogues.

La comparaison n’est pas parfaite puisque Gabriel n’avait pas dépanné à un autre poste que le sien à ses débuts avec les Dogues. « On peut très bien avoir un joueur qui dit qu’il ne veut pas jouer à ce poste parce que ce n’est pas le sien. Ce n’est pas son cas. C’est ce que j’apprécie aussi », se satisfait Galtier.

 

Quelles différences à ce poste ?

Tiago Djalo n’est pas un spécialiste du poste malgré quelques essais au Sporting B. N’est-ce pas un peu dangereux de placer un joueur aussi inexpérimenté à ce poste ? De toute façon, Galtier n’a pas vraiment le choix et devra expliquer les difficultés de jeu à au numéro 3 du LOSC. « Quand on est défenseur central, on a le jeu face à soi. On a aussi beaucoup plus d’espace pour se dégager du pressing. Quand on est sur le côté, l’espace est limité, on est plus haut et plus rapidement sous pression. »

Alors coach, Djalo a-t-il les qualités pour répondre présent en tant que latéral ? « Défensivement, il va vite il est bon dans les airs, il aime défendre. Dans l’utilisation du ballon, il est dans une zone où il y a plus de densité, c’est plus difficile de sortir. C’est ça la difficulté« , répond Galette. Il ira même jusqu’à faire une référence à un champion du monde 98, « Lilian Thuram était un très bon défenseur central qui est devenu latéral ! « , sourit-il.

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