Publié le 7 juin 2024 à 00:00

La décision prise par le LOSC de ne pas permettre à ses joueurs de participer aux Jeux Olympiques ne fait pas l’unanimité. Florent Gautreau, notamment, a fermement critiqué le parti-pris par les Dogues.
En plus du marché des transferts, c’est l’un des feuilletons qui agitera l’été dans l’Hexagone. Suite au refus du LOSC de libérer ses joueurs pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, plusieurs voix se sont levées dans les médias. Le journaliste Florent Gautreau a notamment pointé du doigt la décision prise par la direction lilloise. Il ne la comprend pas et propose d’ailleurs l’idée de fixer une limite de joueurs que les clubs devront libérer : « Ce sont les Jeux Olympiques, en France et je trouve ça radical de se mettre du côté des clubs et de dire qu’ils ne libèrent personne. […] Libérer un nombre de joueurs défini, c’est à dire pas plus de tant par club, ça me paraissait être la moindre des choses. […] Il y a deux choses. Un : dire qu’on libère personne sauf quand c’est le PSG, que ce sont des joueurs déjà dans la liste de l’Euro, je ne trouve pas ça très bien. Deux, parfois, c’est un peu prendre les gens pour des cons parce que, tu l’as dit pour Rennes mais ça peut également être le cas de Leny Yoro de Lille, ce sont des joueurs qui ne seront pas forcément lillois au moment où la préparation d’été se fera », juge-t-il.
Toujours sur les ondes de la radio RMC, dans l’After Foot, Daniel Riolo partage l’avis de son partenaire du soir. Un accord aurait dû être pris entre les clubs et la fédération afin de libérer certains joueurs. L’éditorialiste refuse néanmoins de blâmer les clubs qui ne joue pas le jeu. Selon lui, ils sont en droit de refuser et de bloquer leurs joueurs. Il aurait souhaité qu’une loi, portée par les dirigeants français, leur force la main, tout en défendant le LOSC d’ailleurs : « Pour que ton idée ait du sens, encore faut-il qu’elle soit portée par quelqu’un. Moi-même, ton idée je la partageais. Au début, j’avais dit que si les clubs libéraient deux joueurs chacun, si on laisse Lille tranquille parce qu’ils ont un tour préliminaire, c’est différent, si on étudie comme ça. Mais il faut qu’il y ait quelqu’un pour étudier. La décision, qui va la prendre ? Personne. On a Thierry Henry face aux clubs, et les clubs disent qu’ils ne veulent pas le faire, alors que si quelqu’un avait pris une décision… Là, on a juste un peu la pression de la Ministre, Emmanuel Macron qui a dit un ou deux mots sur le sujet alors que ça aurait dû venir d’un accord entre le président de la 3F et de la LFP. On peut faire deux par club vu que c’est un cas exceptionnel », estime ainsi Daniel Riolo.
Cette éventuelle solution aurait pu s’appuyer sur le modèle espagnol. Dans la péninsule ibérique, les clubs sont obligés de libérer les joueurs sollicités pour la sélection nationale lors des Jeux Olympiques, ce qui ne plaît d’ailleurs pas à tout le monde.






