Publié le 11 octobre 2023 à 00:00

By - Categories: Football, LOSC-

Ludovic Obraniak a connu Eden Hazard à ses débuts. Coéquipiers au LOSC, notamment pendant le doublé, le buteur de la finale de la Coupe de France 2011, invité sur le plateau de BFM Grand Lille, est revenu sur les premières heures de la naissance d’une légende de Lille.

Comme la plupart des anciens joueurs qui l’ont connu, Ludovic Obraniak est triste de cette annonce. Le consultant a presque l’impression d’avoir été un parent dans la carrière du Belge. Un garçon au caractère atypique, qui aura fait son charme : « Il y a un petit brin de nostalgie. C’est un garçon qu’on a presque enfanté. Le LOSC 2009-2011, sur cette période de 2 ans, c’est là qu’Eden est sorti et nous, nous l’avons couvé. C’était l’enfant roi. Il est passé de petit prince du LOSC à roi en Belgique. C’est un joueur qu’on apprécie beaucoup car il était atypique mais il restait dans sa personnalité. »

Malgré sa jeunesse, Eden Hazard était très présent dans les vestiaires lillois. Un joueur qui donnait de la voix, mais pas toujours pour apporter du sérieux. Ludovic Obraniak le décrit comme un garçon qui apporte le sourire, ce qui a même pu avoir son rôle dans le titre de 2011 : « C’était plutôt un fanfaron dans le vestiaire. C’était celui qui faisait des blagues, qui rigolait beaucoup, qui chambrait. Il amenait cette touche de bonne humeur comme Adil Rami. Cela nous a permis d’avoir une unité dans ce groupe et d’aller jusqu’au titre. »  Un garçon sûr de lui, capable de prendre les matchs à son compte : « J’ai ce match à Marseille, l’année du titre. Avant la rencontre, il y avait une certaine tension puisqu’on sentait qu’on était client à la place au titre. Il y a cette frappe pied gauche en pleine lucarne. Sauf que quand tout le monde est sous tension dans les vestiaires, lui arrive avec cette nonchalance et dit : “Les gars, moi je me sens bien aujourd’hui, donnez-moi le ballon. »

Le début de la fin pour Eden Hazard aura été sa première blessure au Real Madrid. Touché au pied, le Belge n’aura jamais su retrouver son niveau passé : « Il pourra remercier son compatriote Thomas Meunier qui lui a arraché la cheville pendant un PSG-Real Madrid. Ce que les gens ne savent pas, c’est qu’il a dû avoir une plaque dans le pied. Lorsqu’on est un joueur avec un tel rapport au sol, sur les appuis, ça change tout. Il a eu énormément de mal à retrouver ses sensations. »

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