Publié le 31 décembre 2020 à 00:00

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Alors que l’année 2020 se termine, Le Petit Lillois vous propose une rétrospective des joyeux moments marquants autour et au sein du club nordiste. De beaux moments, malheureusement, assez moindres par rapport aux évènements actuels, mais il fallait évidemment les mentionner. 

1 – Strasbourg-Lille (1-2) : Première victoire à l’extérieur de l’année 2020 en L1

Dans une saison passée, où le LOSC brillait à domicile et obtenait la majorité de ses succès dans son antre, les voyages dans toute la France n’étaient, eux, pas très fructueux. En effet, durant la période août-décembre 2019, Lille n’a obtenu qu’une seule victoire hors du stade Pierre-Mauroy. C’était le 3 décembre et un succès sur une pelouse qui réussit bien aux Dogues, le Groupama Stadium. Ce jour-là, Jonathan Ikoné était venu inscrire le seul but de la partie sur une frappe croisée inatteignable pour Anthony Lopes. (0-1, 68e). Un succès qui a semblé lancer une dynamique positive pour le LOSC à l’extérieur.

Malgré un très gros accroc contre l’AS Monaco (5-1) et une entrée en matière ratée en 2020 à l’extérieur contre Dijon (1-0), l’effectif dogue va retrouver la lumière sur une pelouse où les difficultés restaient nombreuses ces dernières années. En effet, au Stade de la Meinau, le LOSC se souvient d’une défaite 3-0 mémorable tant les événements étaient contraires aux Dogues ou encore un accroc au premier tour d’une Coupe de la Ligue (2-1), finalement remportée par les Strasbourgeois.

Et cette nouvelle rencontre, du 1er février 2020, partait dans la même direction. Dès la 12ème minute, Adrien Thomasson ouvrait le score pour Strasbourg et plaçait à nouveau le doute dans les têtes lilloises. Après quelques minutes de flottement, les Dogues vont se montrer de plus en plus dangereux et notamment en seconde période où Gabriel confirme la domination nordiste avec une tête piquée imparable pour Matz Sels (1-1, 56e). Dans un élan offensif, les Lillois montrent leur supériorité et profitent d’une main de Lionel Carole pour prendre la tête, grâce au penalty transformé par Victor Osimhen. (1-2, 80e). Une victoire obtenue dans les dernières minutes, qui lance le LOSC à l’extérieur. Angers et Nantes en feront les frais les semaines suivantes. 

 

2 – LOSC-OL (1-0) : Un dernier succès avant de remballer

Sur une lancée de six victoires en sept matchs depuis la rencontre victorieuse strasbourgeoise, les Lillois pouvaient se lancer définitivement en prenant le dessus sur un gros de notre championnat, l’Olympique Lyonnais. Placés à quatre points du Stade Rennais, 3ème, les hommes de Galtier avaient l’occasion de revenir à un petit point et de se placer parfaitement pour le sprint final pour le podium de cette Ligue 1. Une rencontre assez difficile à pronostiquer tant les Lyonnais étaient en train de décevoir et le LOSC sortait de deux défaites au Stade Pierre-Mauroy, contre les deux premiers du championnat, l’OM et le Paris SG.

Un match qui sonnera la fin de cette Ligue 1, devant 40 164 spectateurs qui ne le savaient pas encore. Depuis ce 8 mars 2020, une telle affluence dans un stade n’a toujours pas été atteinte. Une dernière rencontre, qui a eu le mérité d’être victorieuse pour les Dogues. En effet, dans une partie globalement dominée par les hommes en rouge. Ceux-ci ont eu besoin, comme au match aller, que d’une seule occasion pour prendre une courte longueur d’avance suffisante pour remporter les trois points. Après un énième mouvement sur le côté gauche entre Bamba et Bradaric, le croate centre au point de penalty pour Loïc Rémy, qui place le ballon sous la barre (1-0, 33e). Un très bon souvenir pour les supporters lillois, le dernier d’une saison stoppée quelques jours après.

 

3 – Un mercato d’été réussi

Après quelques mois d’arrêt, le club lillois dans sa logique de trading, a su apporter quelques ajustements à son effectif. Gabriel et Osimhen sont partis pour un total qui dépasse les 100 millions d’euros. Loïc Remy et Nico Gaitan ont également quitté le navire rouge et blanc. L’un pour des raisons contractuelles, l’autre pour une méforme qui ne lui permettait pas d’être suffisamment compétitif pour espérer un temps de jeu supplémentaire. Des départs qui ont su être remplacés. Et de quelle manière ! 

Sven Botman, Jonathan David et Burak Yilmaz sont arrivés et figurent comme les recrues phares du mercato lillois. Le premier, un jeune néerlandais qui n’a pas eu sa chance dans son club formateur, l’Ajax Amsterdam. Recruté pour remplacer Gabriel, parti à Arsenal, le néerlandais n’a pas manqué une seule rencontre de championnat ou d’Europa League, cette saison. En Ligue 1, il excelle de confiance, de sérénité et de solidité. Une statistique confirme bien son début de saison réussi. Il est le joueur qui remporte le plus de duels dans les cinq grands championnats (73,4% de duels remportés). Encore une superbe trouvaille de Luis Campos.

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Le duo d’attaque, déniché pour remplacer Victor Osimhen et Loïc Rémy, a eu une réussite bien différente cette saison. Si Burak Yilmaz est le meilleur buteur lillois cette saison avec 7 buts, il est également une grande menace pour les défenses adverses avec notamment une force de caractère mêlée à un physique impressionnant qui ne manque pas de technique. De son côté, pour Jonathan David, si les filets n’ont tremblé que deux fois en 23 apparitions depuis le mois d’août, le canadien s’est trouvé une place dans l’attaque lilloise. Avare d’appels tranchants, il anime constamment l’attaque lilloise en la rendant plus vivante. L’ancien de La Gantoise est également capable de participer au jeu avec une bonne vision du jeu, et quelques caviars déjà distribués.

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4 – Une demi-saison en L1 qui fait rêver

Au bout des 17 premières journées disputées, le LOSC possède le même nombre de points que le leader lyonnais (36). Une performance grandement louable quand on sait que les Dogues ont disputé une campagne européenne très regroupée dans le temps. Plus que d’habitude en tout cas. Avec 10 victoires, 6 nuls et 1 seule et unique défaite, le LOSC se place comme un candidat crédible au titre. En compagnie de l’OL, l’OM et le PSG, les Lillois sont prêts pour batailler comme leurs aînés de dix ans. En effet, il y a tout juste 10 ans, les Dogues remportaient le titre au nez et à la barbe des concurrents précédemment cités. Une performance incroyable que les supporters rêvent de revivre avec de nouveaux acteurs.

L’année 2020 lilloise, c’est aussi, le retour du derby. Depuis 2015 et une frappe victorieuse de Divock Origi, Lillois et Lensois attendaient de retrouver la ferveur du derby. Une rencontre qui n’a pas été forcément celle attendue par les supporters de deux formations, car aucun d’entre eux n’a pu mettre les pieds dans la forteresse lilloise. Mais les joueurs Dogues n’ont fait aucun sentiment à leurs adversaires lensois en remportant très logiquement la partie (4-0). Un clean-sheet et un score large obtenu par les joueurs donnant encore plus de fierté aux fans des Dogues.

 

5 – Une campagne européenne auréolée d’un match de gala

Cette année, le LOSC retrouvait l’Europe. Pas forcément la compétition la plus prestigieuse, mais la Ligue Europa davantage relevée d’année en année. Au menu pour les Dogues, un groupe H avec d’irrésistibles milanais, revenus à un meilleur niveau, de légendaires écossais, toujours transcendés quand il s’agit de confrontations européennes et enfin de vaillants tchèques, toujours là pour tout donner et espérer se qualifier. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le LOSC a apprécié le menu. Deuxième de son groupe, il a fait parler sa force et son expérience nouvelle face au Sparta, en remportant les deux confrontations (1-4 ; 2-1). Face au Celtic, les choses se sont moins bien déroulées. Un nul à domicile (2-2) et une défaite logique pour terminer (3-2). Mais ce qui a marqué les observateurs, c’est la double confrontation face au Milan AC.

Que dire de la première rencontre, au stade mythique de San Siro, où les Dogues se sont sublimés pour atteindre un niveau proche de l’excellence. Tous dans le bon tempo, les Lillois sont rentrés dans la rencontre avec la concentration des grands matchs. Contrairement à leurs adversaires milanais, qui, eux, sont rentrés moins fringuant qu’à l’accoutumée. Cela n’a pas pardonné. Yazici est le premier à se mettre en évidence, en obtenant un penalty et en le transformant peu avant la demi-heure de jeu. La réaction lombarde s’est faite attendre, elle n’arrivera jamais. Le Turc avec le numéro 12 dans le dos va continuer son festival et inscrire deux magnifiques réalisations qui scellent le score et permettent aux Dogues de réaliser une nouvelle performance historique à San Siro. Sans aucun doute le match marquant de l’année 2020 pour le LOSC. 

Une deuxième place et une qualification en phase finale de Coupe d’Europe que le club attend depuis la saison du doublé et une double confrontation perdue contre un adversaire néerlandais, le PSV Eindhoven. Coïncidence je ne crois pas….

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