Publié le 3 juin 2024 à 13:42

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Devant la presse ces dernières heures afin de dévoiler une pré-liste de 25 joueurs pour les Jeux Olympiques de Paris, Thierry Henry s’est évidemment épanché sur les difficultés rencontrées dans la composition de son groupe.
Ce lundi 03 juin était une date entourée au marqueur rouge par de nombreux jeunes éléments français sur le continent. Ces derniers attendaient avec impatience de voir si leur nom allait être mentionné par Thierry Henry, sélectionneur de l’équipe de France olympique. De passage devant la presse, il a dévoilé une pré-liste de 25 éléments. Celle-ci, composée de trois joueurs du LOSC, reste néanmoins dépendante du bon vouloir des clubs, à l’étranger comme en France. Le technicien a d’ailleurs évoqué les absences de Malo Gusto et Benoît Badiashile, les justifiant par un refus catégorique de la direction londonienne de Chelsea : « Pour l’instant, je n’ai pas encore pris de refus de la part des clubs français », compléta Thierry Henry, interrogé sur les Lillois et les Parisiens sélectionnés.
Il poursuivit d’ailleurs, évoquant qu’une seule et unique demande avait été faite par les dirigeants des formations hexagonales : « Il faut savoir que le 15 décembre, nous avons rencontré tous les présidents de Ligue 1 et de Ligue 2 en visioconférence pour leur expliquer le fonctionnement des Jeux Olympiques, où se situeront nos camps d’entraînement… On a discuté avec tout le monde et le plus gros problème qui avait été ciblé était les fameuses trois semaines de vacances pour pouvoir récupérer. Ce que l’on a fait, c’est retirer une semaine parce que c’était la contrainte au niveau des clubs. On a discuté deux bonnes heures et il n’y a pas eu d’autres demandes. Les clubs comprenaient la situation donc je suis resté là-dessus. J’ai vu, comme vous, des journalistes parler, mais on verra bien ce qu’il va se passer », lançait-il.
Autre contrainte pour Thierry Henry et les Bleuets, le mercato estival et les premiers mouvements de l’été. Cela pourrait concerner, à titre d’exemple, Leny Yoro (18 ans) du côté des Dogues. Cette instabilité, le staff tricolore en a bien conscience : « J’ai essayé de parler à des joueurs pour savoir où est-ce qu’ils pouvaient être amenés à aller, mais je ne sais pas et vous ne savez pas non plus. Il y a pas mal de joueurs qui vont peut-être changer de club et je ne sais pas comment on fera, surtout s’ils partent à l’étranger. C’est un vrai débat et c’est pour cela que je vous dis que la liste peut évoluer. On va dire que c’est la liste la moins virtuelle du moment. Tu essayes de te poser des questions, de te faire une idée et discuter avec les joueurs. Mais sont-ils eux-mêmes au courant ? J’attends de voir. Ce qui n’est pas évident, c’est que tu ne sais pas comment te préparer », conclua-t-il, presque résigné face aux obstacles qui se dressent encore devant la sélection olympique.






