Publié le 14 janvier 2026 à 12:02

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Clément Goupil
La Fédération anglaise et l’UEFA s’opposent à la « loi Wenger » visant à faire évoluer la règle du hors-jeu. Un compromis est actuellement recherché.
Fin décembre, le président de la FIFA Gianni Infantino laissait entrevoir une évolution de la règle du hors-jeu, ce que prône Arsène Wenger (76 ans), en vue de rendre le jeu plus attractif à ses yeux : « Prenons l’exemple de la règle du hors-jeu, qui a évolué au fil des années et qui exige actuellement que l’attaquant se positionne derrière le défenseur, à sa hauteur. À l’avenir, l’attaquant devra peut-être se trouver complètement devant pour être considéré hors-jeu », déclarait-il à Dubaï lors du World Sports Summit.
Cette évolution, favorable aux attaquants, est défendue depuis plusieurs années par l’ancien manager d’Arsenal (1996-2018) et actuel directeur du développement du football au sein de la FIFA (depuis 2019).
Vive opposition en Europe
Cette évolution dans les règles du jeu doit encore être approuvée par l’International Football Association Board (IFAB), instance qui détermine et fait évoluer les règles du jeu année après année en fonction de votations (4, sur les 6 nécessaires, appartiennent à la FIFA). En attendant, elle est vivement contestée en Europe.
La Fédération anglaise (FA) et l’UEFA considéreraient cette modification du hors-jeu, selon The Times, comme bien trop radicale. Cette dernière aurait un impact bien trop important, au risque de dénaturer le football que l’on connaît aujourd’hui. Les défenseurs pourraient, par exemple, être simplement amenés à jouer bien plus bas pour éviter de se faire prendre au piège.
Contre-proposition
Consciente de la volonté affirmée de la FIFA et de ses dirigeants de faire évoluer la règle du hors-jeu dans les prochaines années, la Fédération anglaise fait preuve d’ingéniosité en faisant un pas vers un compromis. Elle dispose ainsi d’une contre-proposition : « Signaler hors-jeu un attaquant si une partie de son torse dépasse celle du défenseur, excluant l’impact des pieds, des jambes et de la tête », propose-t-elle ainsi.
De nouveaux tests devraient avoir lieu dans les mois à venir pour la « loi Wenger », elle qui est déjà expérimentée dans certains tournois de jeunes.






