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Edito : Renouveler ce caractère pour réussir ! 

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Raphaël Marcant avec Pierrick Moniot / Crédit Photo : LOSC Médias

Le LOSC arrive dans la période cruciale de son exercice 2023-24. Entre objectifs nationaux et continentaux, il ne faudra plus laisser la place aux coups de mou. C’est l’heure de montrer les crocs comme ceux si affûtés du capitaine Benjamin André. 

Il ne faut pas toujours être le plus sexy, livrer sa meilleure prestation chaque semaine pour réussir. Cette victoire décrochée dans la douleur face au Stade de Reims en est la parfaite illustration. Si l’on doit retenir une seule chose de cette rencontre, c’est bien cette envie. L’envie de gagner, de se relever et de réenclencher une dynamique positive avant d’affronter l’autre objectif d’une fin de saison qui s’annonce passionnante. Face au SK Sturm Graz, équipe moderne et performante en Autriche, aucun relâchement n’est de mise, surtout lors d’un match à l’extérieur. En ce moment, on voit plutôt un LOSC à deux vitesses : un match abouti, le suivant avec des manques, et puis un nouveau sursaut. Retrouver un caractère après une grosse défaite, c’est bien, mais il faut aussi se montrer réguliers. Un détail qui n’en est pas un pour le LOSC qui manque particulièrement de régularité depuis le départ de Christophe Galtier. Une constance qui avait amené à de belles choses en fin de saison. Sans ça, Paulo Fonseca ne pourra, comme l’un de ses prédécesseurs, marquer l’histoire du club. Cette ville n’a jamais connu de quart de finale européen (sauf Intertoto…) et rêve de réveiller encore davantage un engouement naissant dans un stade qui ne demande qu’à devenir le théâtre d’évènements historiques.

Historique, ce terme est tout de même significatif. Dans un stade, il résonne au rythme des chants entonnés par des supporters réunis en son sein au fil de mémorables épopées. Dans chaque rangée de celui-ci se mêlent et s’entremêlent autant de générations que de souvenirs ayant généré des palpitations. Ce sont d’ailleurs très souvent des joueurs de caractère qui sont à l’origine de cette émulation collective, de cette encre indélébile qui s’étale sur une page blanche et écrit frénétiquement une myriade d’instants. Ceux-ci resteront à jamais gravés dans nos mémoires, non pas comme de simples réminiscences, mais matérialiseront les chapitres qui forment nos souvenirs. De Marceau Somerlinck (1945-1957) à Florent Balmont (2008-2016), c’est aujourd’hui Benjamin André qui a repris le flambeau, celui de l’homme au caractère bien trempé. Souvent comparé à un pitbull, il est déjà l’un des historiques du championnat français et poursuit le récit de sa légende dans la peau d’un Dogue. Celle-ci, il la conserve depuis cinq ans et elle lui va sincèrement comme un gant. Il devra d’ailleurs de nouveau la revêtir ce jeudi, en Autriche, afin de construire cette régularité tant espérée, pierre après pierre. Il sera l’un des symboles de ce caractère recherché, peut-être pas l’un des seuls mais il devra faire fort sans son compère à ses côtés (Nabil Bentaleb, suspendu). Capitaine désormais, il ralliera dans tous les cas ses troupes pour atteindre ce fameux sommet.

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