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Anaïs Ribeyra, un retour en force source d’espoir pour la section féminine du LOSC

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Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer

En quête du maintien depuis de longs mois, la section féminine du LOSC est soudainement portée par un vent de fraîcheur. Celui-ci se nomme Anaïs Ribeyra.

Née le 05 mai 1992 à Albstadt-Ebingen (Allemagne), c’est à l’Olympique Lyonnais que la Lilloise Anaïs Ribeyra (31 ans) fait ses premières gammes. Passée par le Stade Briochin, où elle fait ses débuts en D1 Arkema de 2009 à 2011, elle enchaîne ensuite au FF Yzeure à l’AS Saint-Etienne ou encore au Rodez Aveyron Football. C’est à l’issue de toutes ces péripéties que la buteuse pose ses valises au LOSC en 2022-23, alors en provenance du FC Nantes au côté de Julie Pian. Son ascension chez les Dogues va néanmoins être stoppée par une lourde blessure, les croisés, lors de la 6ème journée de D2 lors de l’exercice précédent. A l’époque, loin d’être découragée, elle n’avait eu de cesse de donner de la voix sur le bord des terrains afin de pousser ses coéquipières vers la montée : « Tout à fait. L’année dernière, je ne pouvais malheureusement pas apporter sur le terrain alors je donnais tout des tribunes », nous confiait-elle récemment, suite à un doublé inscrit face à Dijon en début d’année (2-2).

« Tout ce que j’ai pu donner dans les tribunes, je le donne désormais sur le terrain »

Dans un rôle de remplaçante, Anaïs Ribeyra n’a jamais pesé dans les débats lors de la première partie de saison : « Je reviens de blessure, des croisés, le temps de reprendre le rythme, ça a pris un peu de temps. J’ai passé neuf mois sans réellement pouvoir courir. J’ai fais mon retour dans le groupe en début de saison, en reprenant crescendo et pour l’instant, je commence à être de mieux en mieux. Je reviens bien », lançait la buteuse des Dogues loin de s’être trompée alors qu’en ce début d’année, elle retrouve de vives couleurs. Face au DFCO justement, elle s’était revêtue de la cape du héros, permettant au LOSC d’arracher un point d’une rencontre pourtant débutée du mauvais pied (0-2 à la pause).

Lors de cette folle entrée, elle a pu transposer ce qu’elle faisait des tribunes au rectangle vert : « Maintenant, il suffit juste de faire l’inverse (lorsqu’elle hurlait pendant plus de 90 minutes pour soutenir ses coéquipières, ndlr). Tout ce que j’ai pu donner dans les tribunes, je le donne sur le terrain. Quand on fait appelle à moi, je donne toujours le maximum, répondait l’ancienne nantaise. Vu les occasions que j’ai eu, j’aurais préféré en mettre un ou deux de plus ». Ambitieuse, elle espérait pouvoir rapidement retrouver une place de titulaire dans le groupe de Rachel Saïdi : « Je bosse toutes les semaines et ça viendra avec le temps. Je revenais de blessure, donc forcément je ne pouvais pas mériter tout de suite une place. J’espère pouvoir me battre pour ça dans les semaines qui viennent. »

Elle ne pensait pas si bien dire. Dès la semaine suivante, elle était alignée d’entrée en Coupe de France face à l’Olympique de Marseille. Une rencontre lors de laquelle elle inscrivit un doublé, contribuant grandement au succès lillois (4-2), avant d’en planter un contre le Paris FC le week-end dernier. Un retour en force qui met en valeur le travail de récupération enchaîné tout au long de l’année : « Je commence enfin à être à 100%, il y a juste le froid qui me gêne un petit peu », lançait-elle, la faute à son genou. Un détail au vu des soudaines hausses de températures récemment constatées.

« Elle a des qualités de vitesse incroyable, également à la finition, et une morphologie très gênante »

De son côté, Rachel Saïdi n’est pas insensible à la forme affichée par Anaïs Ribeyra et cette confiance récemment accordée n’est autre que les conséquences d’échanges enrichissants : « On a besoin d’attaquantes qui marquent et qui le font dès la première occasion parce que la D1 ne nous permet pas d’avoir autant de situations que la saison dernière. On lui demande de montrer de l’énergie sur le travail défensif également, parce qu’à ce niveau-là, il faut défendre à onze et pas à dix. C’est un ensemble de discussions que l’on a eu avec elle récemment, déclarait la technicienne. Elle a des qualités de vitesse incroyables, également à la finition. Elle a une morphologie qui lui permet d’être très gênante dans les duels. On a eu des discussions, elle a été à l’écoute et elle nous montre depuis qu’elle a compris. Elle remplit la mission qu’on lui a fixée, c’est très bien. »

Ces qualités, à elle de les démontrer une nouvelle fois ce jour alors que Le Havre AC s’avance comme un sérieux adversaire. La rencontre opposant le LOSC à la formation normande est programmée ce samedi, à 14h30. Il s’agit là d’une occasion supplémentaire pour tenter de s’approcher du maintien à laquelle assistera toute une franche des supporters lillois.

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