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Eden Hazard (ex-LOSC) et ses souvenirs : « Mon premier match pro, avec Lille, c’est là que tout a commencé… »

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Crédit Photo : Mohamed Farag/Getty Images

Dans un long, très long entretien à cœur ouvert, Eden Hazard est revenu sur l’ensemble de sa carrière, dont ses premiers pas dans le monde professionnel, au LOSC.

Il y a quatre mois déjà, Eden Hazard (33 ans) prenait sa retraite et faisait ainsi ses adieux aux terrains. Dans un entretien accordé à France Football, le Belge est revenu en long et en large sur le fil de sa carrière, de ses premiers à Lille à certaines de ses mauvaises habitudes extra sportives. Ses débuts justement, c’était à Nancy le 24 novembre 2007. Un revers (2-0) lors de la 20ème journée de championnat… L’ancien Dogue aimerait pouvoir revivre cet instant : « Ouah… Mon premier match pro, avec Lille à Nancy. C’est là que tout a commencé. Il faisait froid. J’étais avec Badis (Lebbihi, son coéquipier)… », lance-t-il, avant d’y revenir plus en détails : « J’ai 16 ans (16 ans, 10 mois et 17 jours), je ne me dis même pas que je vais jouer. Pas de pression. Le foot est facile parce que dans ma tête je pense facile. La veille, on m’a dit « tu viens », j’étais trop content. On perdait, je suis entré en jeu (77e), numéro 33, zéro nom sur le maillot. Pour moi, le foot ç’a toujours été pareil : du plaisir, en donner et en prendre, en amical comme en demi-finales de Coupe du monde. Ç’a été mon chemin et c’est mon identité. »

Et ce plaisir, il le retrouvait notamment dans sa relation avec les supporters : « La communion entre nous, joueurs, et les gens. Partager des émotions. Gagner des matches, des titres. Tu vois les supporters contents. Dans la rue, même des Marseillais ou des Parisiens me disent : « Ouah, le LOSC à l’époque, c’était top ! » Pareil à Londres avec des fans d’Arsenal : « Hazard, c’était beau à voir. » Ça dépasse le supportérisme, ils aiment le foot », ainsi que sur le terrain. C’est d’ailleurs pour cela qu’il dégageait une telle confiance lorsqu’il avait le ballon au bout du pied : « Ça agaçait à mes débuts, ce que je peux comprendre. Il ne faut pas oublier : c’était il y a presque vingt ans, une autre génération, d’autres mentalités. Arriver avec une telle assurance, c’était mal vu, ça ne passait pas très bien. On parle beaucoup de la génération 87 en France, ç’a été un peu ça pour Benzema et les autres. Maintenant, c’est différent. J’applaudis le petit qui, à 16 ans, arrive et dit : « Eh, donnez-moi le ballon, je vais tous vous dribbler. » Chapeau ! Respect. »

Cette confiance lui a d’ailleurs parfois joué des tours, notamment à ses débuts chez les Dogues : « Même un petit merdeux, je pense. J’arrivais, je ne faisais même pas mes lacets et je disais : « Vas-y, c’est bon. » Après, ils ont vu. Surtout, ils ont vu que je ne parlais pas dans le vent. « Donnez-moi le ballon », OK, bam, bam, but ! Les gars font « ouah ». À la fin, c’était quoi le plus important ? T’es bon, tu fais gagner, tu prends des primes, tout le monde est content. J’avais ce côté « je m’en fous », petit merdeux sur le terrain, mais, en dehors, j’étais respectueux. Je ne foutais pas la merde dans le vestiaire. Je rigolais avec tout le monde. On connaît les histoires. Sur deux-trois trucs, ils m’ont fait comprendre « attention, t’es jeune », confie ainsi Eden Hazard dans un long entretien accordé à France Football.

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