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Football

Lucas Chevalier et les penalties, c’est une question de feeling

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Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer

Suite aux arrêts enchaînés, notamment sur phase arrêtée, Lucas Chevalier ne pouvait faire autrement que de s’entretenir avec les journalistes en zone mixte à l’issue d’un troisième succès empoché (2-0).

Si son histoire avait commencé à Marseille, c’est à Lens que Lucas Chevalier avait fait un premier pas dans la cour des grands, stoppant un penalty décisif tout en réalisant des arrêts que de nombreux supporters lillois ont encore en mémoire. Ce dimanche, face à Metz, il n’a pas été contraint d’enchaîner les parades. Pour autant, ses deux premières ont été réalisées sur des penalties, deux concédés pour deux stoppés, que demander de plus : « Je pense qu’arrêter un penalty ça n’arrive pas tous les jours, alors deux dans un match, encore moins. C’est bien pour la confiance et pour la tête. Ce sera une performance que je n’oublierais sûrement jamais », confie Lucas Chevalier à nos micros en zone mixte, avant de revenir sur le deuxième, celui qu’il concède malgré lui : « Je pense que sur la faute que je commets, l’attaquant joue très bien le coup. Il pousse la balle juste avant que j’intervienne et c’est très bien joué de sa part, mais j’étais serein quand je suis arrivé sur ma ligne. Une chance sur deux, je suis parti et je l’ai eu. Au final, c’est sans conséquence. Même s’il avait marqué, c’est tout, on aurait serré les vis, ce n’est pas grave. »

« Créer une incertitude chez l’attaquant en face de moi, c’est ça le plus important »

Deux arrêts consécutifs dans ce genre d’exercice, une question de flair pour Lucas Chevalier, qui avoue ne pas les travailler au quotidien : « Je ne les travaille pas spécialement, mais quand le premier tireur a posé le ballon, un gaucher, je me suis posé cinq secondes et me suis rapidement dit qu’il allait croiser. J’y suis allé à fond et voilà. J’essaie toujours de choisir un côté en fonction des caractéristiques du tireur et de ne surtout pas dévier. Il ne faut surtout pas hésiter, c’est comme ça je n’ai pas de regret », enchaîne le portier lillois : « Je ne sais pas si c’est une spécialité. On verra sur la durée si c’est quelque chose qui vient à se reproduire. Ce n’est pas forcément quelque chose sur lequel je travaille. Les penalties, je les vois plutôt par le biais du feeling, de ce que je ressens sur le moment et mon instinct. »

Parfois considéré comme une loterie, quand pour d’autres il s’agit d’un ressenti ou du fruit de longues heures de labeur, difficile d’y voir clair dans cette brume autour des coups de pied de réparation, et même pour le principal intéressé, qui ne cherche pas spécialement à tout arrêter, mais à créer une brèche à exploiter chez ses adversaires : « J’ai arrêté deux pénalties aujourd’hui, mais ça ne veut pas dire que j’arrêterais les prochains. Si je peux le faire, c’est super, et si ça peut créer une incertitude chez les attaquants quand ils se présentent devant moi, c’est ça le plus important. Peut-être que dans le futur, les attaquants seront moins francs face à moi, et c’est ce que je souhaite. »

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