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La Ligue 2, véritable fabrique de talents pour le LOSC

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Crédit photo : IconSport

La Ligue 2 est un véritable laboratoire de talents. Le LOSC le sait bien et a, à plusieurs reprises, misé sur des jeunes venus de l’échelon inférieur.

De nombreuses bonnes affaires

Lorsqu’on parle de bonne affaire venue de Ligue 2, nul doute que les supporters lillois ont un même joueur en tête : le milieu offensif Sofiane Boufal. Arrivé d’Angers en janvier 2015, le jeune marocain, inconnu du grand public, s’est rapidement adapté dans l’équipe de René Girard, devenant un véritable poison pour les défenses adverses. La saison suivante, de l’aveu même de son entraîneur Frédéric Antonetti, Sofiane Boufal porte à lui tout seul, ou presque, le LOSC vers une cinquième place inespérée en début de saison. A l’été 2016, il part pour 18 millions d’euros à Southampton.

Quelques années auparavant, c’est le Troyen Djibril Sidibé, habitué de la Ligue 2 et à peine promu avec son club, qui rejoint les Dogues. Après quelques mois d’adaptation, l’international français devient un élément incontournable de l’équipe lilloise au milieu des années 2010. Capable d’évoluer à droite comme à gauche, Sidibé se démarque par sa polyvalence et son allant offensif. Il quitte le LOSC en 2016, laissant le club dans le top 5 avec le sentiment du devoir accompli, pour rejoindre l’AS Monaco pour 15 millions d’euros.

Aussi transfuges de Ligue 2, Sehrou Guirassy et Ibrahim Amadou, respectivement arrivés de Laval et de Nancy en 2015, rencontreront des fortunes diverses dans le Nord. Après un prêt fructueux à Auxerre, Guirassy rejoint Cologne pour environ 4 millions d’euros. Amadou rejoint de son côté Séville en 2018, pour la coquette somme de 14 millions d’euros, après trois saisons passées à Lille.

La Ligue 1, un palier difficile à franchir

Mais tous les joueurs passés de la Ligue 2 au LOSC ces dernières années n’ont pas toujours su s’adapter à l’intensité que demande l’élite. Arrivé de l’AJA en 2013, Soualiho Méïté repart quatre ans plus tard dans l’anonymat le plus total. Le joueur, considéré comme un grand espoir à son poste, n’a jamais réussi à saisir sa chance avec les Dogues. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé : le milieu de terrain joue plus de 41 matchs avec les Dogues sous trois coachs différents… sans succès. Depuis, Méïté a connu de grands clubs, comme l’AC Milan et le Benfica Lisbonne.

A l’été 2011, la cellule de recrutement de Jean-Luc Buisine fait venir Ronny Rodelin à Lille. Le Nantais, alors en Ligue 2, rejoint le LOSC dans la peau d’un joueur en devenir. Le passage dans le Nord du Réunionnais reste une énigme. Considéré par Garcia comme le « meilleur joueur lillois à l’entraînement », Rodelin a bien du mal à montrer ses qualités. Ses six premiers mois de l’année 2013 font taire les critiques. L’ancien nantais, repositionné à droite, enchaîne et participe à la remontée des Lillois au classement. Mais Rodelin n’arrivera jamais à confirmer cette bonne deuxième partie de saison. Trop irrégulier, il quitte le club en 2017.

Autre déception venue de Ligue 2, le virevoltant ailier Ryan Mendes a lui aussi eu tout le mal du monde à confirmer le potentiel entrevu lors de son passage au Havre. Ses premiers matchs à Lille sont très encourageants, contre des équipes d’un niveau bien supérieur à son ancienne équipe, comme Lyon et le Bayern. Mais des blessures à répétition vont plomber le Cap-Verdien, qui ne sera plus que l’ombre de lui-même les saisons suivantes à Lille. Régulièrement blessé, Mendes semble avoir beaucoup perdu de ses capacités de percussion, et quitte le club à l’été 2016 sans avoir marqué les esprits.

Les supporters l’ont peut-être oublié, mais Abdoulaye Diaby est aussi l’un de ces transfuges qui a atterri au LOSC après plusieurs saisons en Ligue 2, du côté de Sedan. Peut-il réellement être classé comme un flop ? N’ayant jamais eu sa chance en équipe première, ce constat serait sévère. Diaby a subi le conflit qui opposait sa direction et l’entraîneur René Girard, malgré des prêts réussis à Mouscron. Par la suite, le Malien a joué pour Besiktas, le Sporting ou encore Getafe.

L’antichambre de l’élite, seconde équipe réserve des Dogues ?

Le gap entre le niveau de jeu du National 3 et celui de la Ligue 1 est important. Celui entre la Ligue 2 et l’élite est en revanche plus réduit, et permet à des jeunes joueurs à fort potentiel de s’aguerrir avant de se frotter à des équipes d’un niveau supérieur. C’est en tout cas la stratégie adoptée par la direction lilloise depuis plusieurs années : prêter ses meilleurs poulains à des clubs de l’échelon inférieur. Le voisin valenciennois a ainsi pu accueillir à tour de rôle Lebo Mothiba (2017), héros du maintien du LOSC en 2018, et Lucas Chevalier, l’un des meilleurs gardiens de Ligue 2 cette saison. En Corse, l’AC Ajaccio a un temps pu compter sur l’apport d’Alexis Araujo (2016-2017) et d’Alexis Flips (2018-2019), sans que ces gros espoirs du centre de formation lillois ne parviennent à réussir du côté du Nord.

Toujours en Ligue 2, le Stade de Reims s’était renforcé avec les prêts de Pape Souaré (2012-2013) et de Youssouf Koné (2017-2018), avant que chacun de ces deux latéraux gauches ne reviennent à Lille pour réaliser une saison pleine et terminer sur le podium. Jean-Eudes Aholou à Orléans (2016-2017) et Scotty Sadzoute à Pau (de 2019 à 2021) n’ont pas eu la même chance que leurs anciens coéquipiers, et ont dû partir pour grapiller du temps de jeu à leur retour de prêt.

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