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Jour 21 du calendrier de l’Avent : Johnny Ecker

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Crédit photo : Le Petit Lillois

En ce 21 décembre, retour sur le passage lillois de Johnny Ecker. L’arrière gauche fait partie de cette ribambelle de joueurs qui ont connu l’épopée de D2 à la Champions League, sans forcément y être destinée.

Formé dans le Gard

Formé dans le Gard, au Stade Beaucairois dont il deviendra éducateur en 2010, Johnny rejoint le club voisin du Nîmes Olympique en 1993.

Malgré une finale de coupe de France atteinte en 1996, Nîmes navigue entre le National et la D2… Johnny n’a donc jamais joué au sein de l’élite, lorsqu’il signe au LOSC, à l’été 1999.

Sous les ordres de Vahid Halilhodzic, il s’installe rapidement dans le couloir gauche de la défense lilloise, disputant 23 matchs en 1999/2000, contribuant activement à la conquête du titre de champion de Division 2, et à la remontée.

 

Le missile d’Ennio-Tardini

Resté célèbre pour son coup franc à Parme, lors de la première rencontre européenne du LOSC, Johnny approchera de très près les 100 matchs en dogue (98 au total)… avant de poursuivre sa carrière à Marseille, Guingamp et Nimes.

Le latéral retrouvera d’ailleurs la Champions League en 2003-2004, atteignant la finale de Coupe UEFA la même année.

Interrogé par Maxime Pousset sur le site officiel du LOSC, au sujet de son coup franc, Johnny répondra : « Ça reste un moment inoubliable, car au-delà de ce genre de but que tu n’inscris qu’une fois dans toute ta carrière, tu aides ton équipe à se qualifier pour la Champions League. Mais il faut aussi savoir que sans un très grand Greg’ Wimbée au retour, mon but n’aurait pas servi à grand-chose. »

 

Une ascension fulgurante

Entre le 20 mai 2000 (réception de Laval, pour la dernière journée de D2) et le 8 aout 2001 (Parme-Lille), il ne s’est écoulé que 445 jours, soit un peu plus d’un an et deux mois, c’est le temps qu’il faudra pour les Ecker, Cygan, Wimbée, Landrin, Boutoille ou Bakari pour passer de l’anonymat de la D2 aux étoiles de la C1…

Ecker avoua dans les colonnes de la Voix du Nord, qu’un tel conte de fées, n’était pas prévisible : « Cette compétition, on ne s’attendait pas à la disputer. On venait juste de remonter en L1. Mais pour tout joueur de club, la suprématie, c’est de jouer la Ligue des Champions. On avait commencé par le tour préliminaire contre Parme. Ça ne parle pas à grand-monde aujourd’hui, mais, à l’époque, Parme, c’était un grand d’Europe avec Frey, Nakata, Boghossian, Cannavaro… […] Pour nous, ce n’était que du bonus. On prenait match par match. On s’attendait à ce que ce soit difficile et que ça nous pompe du jus. Surtout qu’on n’était que deux à avoir déjà joué des matches en coupe d’Europe ; et moi, c’était avec Nîmes en Coupe des coupes. L’avantage, c’est qu’on connaissait nos qualités et nos défauts. On savait être humbles. On en a « chié » ensemble, on ne s’est jamais disputés sauf pour faire avancer l’équipe. Un état d’esprit que je n’ai jamais retrouvé ailleurs. »

Au sujet de l’état d’esprit, il ne fallait pas chercher bien loin pour en trouver le principal garant, en la personne de Vahid Halilhodzic : « Vahid, je lui ai dit que je ne voulais plus l’avoir comme coach. Mais je lui dois tout mon parcours. Je ne le remercierai jamais assez. Il savait crier quand il fallait, piquer quand il fallait. Ça marchait avec nous, modestes joueurs de L2 et de L1, mais il n’a pas adapté son discours avec les stars comme Pauleta. C’est pour ça que ça n’a pas marché au PSG. Contre Parme, il a été exceptionnel au niveau tactique. Sa rigueur, dans tout ce qu’il faisait, nous a beaucoup fait rire. On avait l’impression d’arriver au bagne. Mais c’est cette rigueur que j’essaie d’inculquer aux gamins de mon club. »

« Je n’ai jamais retrouvé cet état d’esprit ailleurs »

En mars 2017, à l’approche d’un duel entre le LOSC et l’OM, Ecker confiera de nouveau sur le site officiel, que le groupe lillois du début du siècle n’était pas destiné à jouer l’Europe : « nous étions des joueurs moyens de Ligue 2, nous sommes devenus des joueurs moyens de Ligue 1 grâce à cette rage, à cette envie, à cette exigence, à cette passion de jouer tous ensemble, de donner le maximum. Il existait un vrai feeling. Nous étions 28 joueurs, on n’en lassait jamais un en rade. C’était une bande de copains, finalement. J’ai beau réfléchir, je n’ai jamais retrouvé cet état d’esprit ailleurs. »

 

Statistiques lilloises de Johnny Ecker :

Sous contrat : de juillet 1999 à fin juillet 2002
Matchs :
98
Temps de jeu (en minutes) : 8.020
Buts : 4
Passe décisive : 1
Cartons : 11 jaunes
Palmarès : Champion de D2 2000

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