Publié le 13 octobre 2020 à 21:25

Crédit Photo : Le Petit Lillois

Par - Catégories : LOSC-

A quelques jours du Derby du Nord, retour approfondi sur la rivalité entre les deux fleurons du football régional. Peut-on réellement parler de derby ? Comment est née la rivalité ? Quid de l’absence de régionaux…

Cet article tente de retracer l’histoire du désamour entre les supporters des deux camps. En dehors des sources bien visibles en lien hypertextes, quelques éléments sont également issus d’ouvrages de Patrick Robert (bibliographie disponible ici) ou de sites web disparus plus difficiles à sourcer.

Le terme derby ?

Comme évoqué dans notre article de lancement, il ne faudrait pas parler de « derby » entre les clubs de Lille et Lens. En effet, ce terme désigne en théorie une confrontation entre deux clubs d’une même ville. Pour autant la formule qui nous vient de nos voisins anglais, est progressivement entrée dans les mœurs. Partout en France, les connaisseurs de foot identifient clairement le « derby du Nord », comme la confrontation entre la capitale des Flandres et sa voisine artésienne.

 

Pourquoi le RC Lens est-il devenu le plus grand rival du LOSC ?

Comme l’évoque Patrick Robert (dans son ouvrage Un siècle de ballon rond) ; dès le début du XXe siècle, l’agglomération de Lille-Roubaix-Tourcoing représente l’une des principales terres de football du pays. Plusieurs de ses clubs s’illustrent d’ailleurs dans le premier championnat national français (organisé par l’USFSA). Les matchs de l’Olympique Lillois, ou du SC Fives (qui n’ont pas encore fusionné) contre le Racing Club Roubaix, l’Excelsior Roubaix ou contre l’US Tourcoing avaient alors pour fond la suprématie industrielle de ces villes bien distinctes avant l’arrivée de la Métropole d’aujourd’hui.

La popularité de ces « derbies » étaient également renforcée par la sélection des « Lions des Flandres« , réunissant justement, les meilleurs joueurs des clubs lillois, roubaisiens et tourquennois face à des sélections parisiennes ou sudistes.

Fils de mineur lensois, l’autre historien amoureux du LOSC (Jacques Verhaeghe) expliquait dans un article pour Le Monde que « le vrai derby du Nord, c’est Lens-Lille […] la supériorité lilloise dans les dix années d’après-guerre a été mal vécue, le LOSC allant recruter de grands joueurs dans les mines. Carrefour de l’Europe, Lille est toujours perçu comme un club de riches. »

En effet, au début des années 50’, quelques années après la création du LOSC, les clubs de Roubaix ou Tourcoing, ne jouent plus les premiers rôles dans l’élite. Le CORT (Club Olympique de Roubaix-Tourcoing) pourtant champion de France en 1947 est relégué en D2 en 1955 et ne reviendra jamais sur le devant de la scène. Les supporters lillois, doivent donc se trouver un nouveau rival, et se rabattent progressivement sur le RC Lens…

Le club lensois, créé en 1906, vient justement de remporter plusieurs championnats durant la guerre (champion de la « zone interdite » en 1941, 1942 et 1943). Le RCL commence à se stabiliser en D1 après la libération, en y alignant les bons résultats (troisième en 1955, vice-champion en 1956 et 1957). Les villes de Lille et Lens sont séparées d’une trentaine de kilomètres… le meilleur ennemi est donc tout trouvé.

La première confrontation officielle entre les deux clubs a lieu le 11 mars 1945, deux épisodes posent ensuite les bases de cette rivalité naissante :

  • Le 17 février 1946, lors de la réception du RC Lens, le stade lillois de Victor-Boucquey (qui deviendra Henri-Jooris) ne supporte pas la forte affluence du jour. Des supporters amassés sur la toiture font s’écrouler l’édifice. Une cinquantaine sont blessés, mais le match se poursuit, voyant Lille s’imposer. Lens qui talonne alors Lille au classement, posera des réserves, en affirmant que l’accident avait perturbé la rencontre, achevée dans des conditions irrégulières (des blessés étant soignées à même la touche). Mais la Ligue validera le score de 3-1, laissant les Dogues filer vers leur premier doublé coupe-championnat.
  • Le 10 mai 1948, le LOSC remporte sa troisième finale de Coupe de France… face à un RCL alors en D2. Le match est difficile, puisque le lensois Stanis a répondu par deux fois aux lillois, le score est de 2-2 à la 86ème. Quand, en toute fin de match, le but victorieux de Jean Baratte, sera entaché par une supposée faute sur Golinski. Une fois débarrassé de son défenseur, la star lilloise marque le but du 3-2, rendant fou de rage les lensois… qui n’ont toujours pas remporté cette compétition en 2020.

 

Une opposition culturelle erronée ?

On oppose souvent les deux villes, en parlant d’une ville bourgeoise devenue métropole pour Lille, et d’une ville plus ouvrière au sein de l’ex bassin minier. Pour beaucoup, ceci s’apparente à un raccourci, puisque l’industrie textile lilloise a également eu droit à sa crise sociale. Un ancien dirigeant de la section de supporters des « Y’est d’dins » expliquait en 2002 : « Pour les médias, Lens est le détenteur exclusif des valeurs du Nord, le sens de l’effort, le don de soi, la chaleur, etc… […] On en revient toujours à la fermeture des mines. A Lille, il n’y avait pas de coron, d’accord. Mais quand ils ont licencié dans le textile, l’agglomération a été socialement dévastée. De ça, on ne parle jamais ».

Sur le sujet de l’embourgeoisement, le RCL n’est pas en reste. A la suite du titre lensois de 1998, Gervais Martel autoproclamera son stade Bollaert « meilleur spectacle au Nord de Paris », ventant le coté populaire de ses supporters. C’est pourtant bien le club lensois qui s’est adapté le premier au foot business. Puisqu’il surfa sur sa réussite sportive pour développer ses espaces VIP, et son centre d’entrainement luxueux de La Gaillette… devenant par conséquent moins accessible aux supporters que ne l’était Tassette (terrain d’entrainement du RCL de 1982 à 2002). C’est donc le RC Lens qui ressembla en premier à un club « de bourgeois », tandis que Lille était alors en D2 et s’entrainant parfois sur un terrain rouge proche de la Citadelle. La tendance s’est depuis inversée, Lille ayant obtenu des infrastructures dignes de son standing, sous la présidence Seydoux.

Par ailleurs, l’opposition entre les deux départements s’est atténuée. Au-dessus du département, la région Nord-Pas de Calais, puis celle des Hauts de France désormais, ont pris de l’importance avec les lois de décentralisation. Depuis la fin de l’ère industrielle, les supporters des deux clubs, qui habitent ou travaillent chez le voisin sont nombreux… on ne reste plus toute une vie dans le même quartier.

Un autre sujet récurrent, concerne la passion dans les tribunes. On oppose cette fois la ferveur des supporters lensois à des lillois, qui ne seraient que de simples « spectateurs ». L’animation est en effet différente du côté des ultras. Les DVE qui se sont formés en 1989 (soit plusieurs années avant les Tigers Lensois, nés en 1994) ont suivi l’inspiration anglaise, en proposant depuis toujours des chants ou jeu d’écharpes tendues, sans forcément porter le maillot en tribune. Quand les supporters lensois lorgneraient davantage vers le folklorique venu d’Italie (drapeaux agités, répliques des maillots portés en tribunes, tifos…). Il faut par ailleurs concéder que le kop lensois, est l’un des rares basés dans la tribune principale de son stade. Gervais Martel rappelant fièrement dans les colonnes du dernier France Football que « la tribune Marek, la tribune centrale, est occupée par le kop quand, partout ailleurs, on monnaye à prix fort ces places »

 

Quelle forme a pris la rivalité depuis 1950 ?

Le supportérisme s’étant démocratisé et ouvert aux familles au début des années 2000, les incidents en marge d’un derby du Nord sont relativement rares. Y compris chez les ultras, la confrontation en reste en général au stade des railleries, ou de banderoles plus ou moins bien senties…

Des propositions loufoques, de présidents égoïstes ?

Si la rivalité existe entre les supporters, elle a souvent été accentuée par leurs présidents. L’objectif de tout dirigeant étant d’occuper le haut du pavé, pour séduire les investisseurs locaux. Chacun d’entre eux aura profité de sa réussite sportive de l’instant, pour essayer de s’imposer à l’autre, voire de le faire disparaitre.

C’est Gervais Martel qui évoqua le sujet d’une fusion en premier, fin 1992. Alors appuyé par le maire de Lille (un certain Pierre Mauroy), qui trouvait une fusion entre les deux clubs régionaux tout à fait naturelle. Le président du RCL expliquait : « Lens n’est pas demandeur, mais nous sommes très favorables à cette fusion […] Il faut créer un groupe capable de porter haut et fort les couleurs de notre région. » Avant d’échouer, le projet avait été assez loin, le nouveau club devait se nommer Racing Club Lens-Lille, porter le maillot de Lens, et les bas du LOSC.

Peut-on vraiment blâmer l’emblématique président lensois ? Alors que Michel Seydoux, entrepreneur de spectacles, proposa dès son arrivée au LOSC de construire puis partager un stade unique avec le club artésien… sans avoir conscience de la rivalité prononcée entre les deux publics. Puis d’émettre le souhait de partager son tout neuf Domaine de Luchin (en 2008), cette fois avec le VAFC, en osant affirmer que : « La logique économique voudrait que Valenciennes soit une filiale du LOSC »

Lorsque les subventions venues des villes se sont réduites, la recherche de sponsors externes étaient importantes. Les Lensois ont souvent disposé de l’appui d’hommes du cru, voire d’acteurs politiques de poids. Leur stade a été rénové à chaque compétition internationale organisée en France (Euro 1984, Mondial 1998, Euro 2016). Dans les colonnes de France Football ce lundi, Sylvain Robert le maire de Lens (depuis 2013) affirme d’ailleurs être un fan du club, et se rendre à Bollaert depuis ses 7 ans. De son côté, le LOSC a dû déménager d’Henri Jooris à Grimonprez, puis au Stadium avant d’obtenir (non sans efforts et différents recours)… un stade digne de son standing.

En 2001-2002, Gervais Martel autorise le LOSC qui n’a pas de stade aux normes UEFA à disputer la Champions League à Bollaert. Ceci constituera un véritable affront pour le peuple Sang & Or, qui n’était pas d’accord pour prêter son enceinte. Cependant, les espaces VIP resteront fermés et le LOSC ne profitera que partiellement des recettes qu’auraient pu générer sa première participation en C1.

Après une nouvelle campagne européenne disputée au Stade de France (2005-2006), le LOSC reviendra pourtant rejouer à Bollaert en 2006-2007, atteignant même les huitièmes de finale de la compétition.
On retiendra de l’histoire, qu’une fois le Grand Stade lillois érigé, le Racing y sollicita l’asile en 2014-2015, lorsque son antre de Félix Bollaert était à son tour en travaux. Gervais Martel s’opposera alors à un véto de Michel Seydoux, qui mit de nouveau le feu aux poudres. Obligeant les lensois à louer… le Stade de France pour leurs matchs de gala.

Quelques dérapages récents en tribunes ; des banderoles mal-senties, ou de second degré :

  • 26 avril 1997. Un cercueil en carton frappé des lettres L.O.S.C. est visible dans le kop lensois. Les Dogues perdent 1-0, sont relégués le mois suivant en D2, et mettront trois saisons pour remonter.
  • 4 février 2001 : le LOSC pourtant promu s’impose à Bollaert, les supporters ayant fait le déplacement s’en donnent à cœur joie « Messieurs les 13èmes, saluez votre leader « .
  • D’autres banderoles lilloises, moins bien senties voire abjectes garnissent les travées les saisons suivantes : « Bienvenue aux analphabètes » (2000), « La silicose, la légionellose, à quand la peste ? » (2003), « Ce soir, le coup de grisou c’est nous ! » (2004), « Le tiers monde à 30 kilomètres de l’Europe », « Le RCL, l’assisté du foot français » (2015) et « L’enterrement, c’est maintenant. RIP Lens. » (2015)
  • Les lensois répondant au fil de l’eau par : « La région, c’est ça : Lens, ses mines, ses corons et le Racing !!« , « A chacun sa spécialité, Lille à son chenil, Lens a son Racing« , « Les Dogues, arrêtez d’aboyer, ça fait longtemps qu’on vous a matés » (2003) ou « KILL LILLE » (2006)

Depuis la dernière descente de Lens en mai 2015, la rivalité s’est principalement déplacée sur les réseaux sociaux, même si des banderoles surgissent par match interposé de temps à autre :

  • Lors du mercato estival 2017 Jean-Kévin Duverne, dont le nom revient du coté du LOSC, s’affiche à La Gaillette avec une écharpe « Anti-Lillois« . Il restera donc à Lens…
  • Une banderole « Buuuut à Amiens » apparait à l’automne 2017 dans les travées du stade Pierre-Mauroy, ayant pour origine, le but amiénois à Reims inscrit à la 96e minute, lors de la dernière journée du championnat de L2 précédent. But envoyant le club picard en Ligue 1 et anéantissant les espoirs Sang et Or de montée.
  • En octobre 2017, au quart d’heure de jeu, une banderole « Chuuuute à Amiens » est visible à Bollaert, symbolisant la minute à laquelle une barrière de sécurité a cédé, quelques jours plus tôt lors d’un match Amiens-Lille.
  • 2 juin 2019 :  l’erreur fatale du gardien lensois Jérémy Vachoux, lors du barrage retour d’accession, face à Dijon est raillée sur les réseaux sociaux par les lillois
  • Automne 2019 : la campagne lilloise en Champions League n’est pas une réussite sur le plan comptable (un nul, cinq défaite). Il n’en fallait pas tant pour attirer les commentaires Sang & Or, pourtant absents sur la scène européenne depuis… octobre 2007
  • Mars 2020 : la twittosphere lilloise conteste la légitimité de la montée lensoise en L1, obtenue sur fond de COVID, alors que nombreux voyaient le RCL s’écrouler dans le sprint final
  • 11 octobre 2020 : quelques supporters lensois pénètrent par effraction à Luchin pour remplacer un drapeau du domaine, par un étendard aux couleurs du RCL, injuriant le LOSC. Le même week-end, plusieurs banderoles de soutien et d’injures ont également été affichées, par les deux camps, sur les axes routiers séparant les deux villes.

 

Quelle place dans les grands derbies ?

La rencontre du 18 octobre sera le 111e derby en match officiel. Loin des 545 rencontres officielles que compte le classique uruguayen entre le Nacional et Peñarol (tous deux basés à Montevideo), qui détiennent le record d’affrontements dans un derby.

Ce cumul de 111 match reste honorable, mais il est handicapé par le phénomène de « l’ascenseur », qu’on connut les deux clubs à des moments distincts de leur histoire. Il y a en effet eu quatre périodes significatives d’évitement contraint, sans aucune confrontation (entre 1959 et 1963, entre 1997 et 2000, entre 2011 et 2014, et entre 2015 et 2020).

En France, seuls quelques derbies parisiens ou corses opposent deux clubs d’une même ville, mais ils ont rarement eu lieu en Ligue 1. Concernant les rivalités régionales, voici les 5 affiches les plus significatives à plus de 100 rencontres officielles.

Derby rhonalpin : AS Saint-Etienne – Olympique Lyonnais (120 matchs officiels TCC)
Derby Cote d’azur : OGC Nice – AS Monaco (116)
Derby de l’Est : FC Metz- RC Strasbourg (116)
Derby du Nord : Lille – Lens (110)
Derby Normand : Rouen-Le Havre (103)

 

Un derby, malgré l’absence de joueurs régionaux ?

Avant de croiser le RCL en 2014-2015, l’entraineur lillois René Girard expliquait : « Ce ne sont plus les derbys à l’ancienne quand 80% des effectifs étaient composés de joueurs du cru. Quand on était formé au club, ça revêtait une importance capitale. Peut-être que les joueurs d’aujourd’hui ne sont pas bercés avec ça comme dans le passé ». Il y a cinq ans déjà, il n’y avait plus qu’un seul régional dans chaque camp. Benjamin Pavard titulaire du côté du LOSC, et Benjamin Boulenger coté Lens… nés à Maubeuge (59).

A travers l’histoire, de nombreux joueurs emblématiques des deux clubs sont pourtant nés dans la région.

Sans tous les citer, on peut penser à :

  • Baratte (né à Lambersart), Somerlinck (Lille), Strappe (Bully-les-Mines), G. Bourbotte (La Bassée), Dindeleux (Lille), Cygan (Lens), Boutoille (Calais), Dernis (Grande-Synthe), Franquart (Lille), Fauvergue (Béthune), Debuchy (Fretin), Dumont (Seclin), Cabaye (Tourcoing) coté lillois…
  • Lech (Montigny-en-Gohelle), Placzek (Libercourt), Zuraczek et Flak (Mazingarbe), Sikora (Courrières), J. Leroy et Blanchard (Béthune), Moreira et Wallemme (Maubeuge), D. Leclcercq (Trith-Saint-Léger), Y. Demont (Valenciennes), Varane (Lille) chez les sang & or.
  • Bieganski (Libercourt), Clauws (Lomme), Devlaminck (Roubaix), Duffuler (Dunkerque), Lechantre (Lille), Sibierski (Lille), Brunel (Boulogne-sur-mer) ayant même portés les deux tuniques.

Déjà en 2002, Djezon Boutoille disait : « Il faut relativiser la rivalité du terrain, (auparavant) les rencontres entre les deux clubs étaient des matchs à la mort, durs, agressifs. Maintenant, les joueurs changent de club tous les six mois. Sur la pelouse, c’est désormais un match comme un autre. (Mais dans les tribunes…) là, c’est spécial ».

En 2010, il restait encore des joueurs tels Cabaye, Debuchy ou Dumont nés dans la région. Leurs familles étaient supporters du LOSC, eux-mêmes avaient vu des matchs en tribune à Grimonprez-Jooris avant d’y débuter en professionnel. Quelques prédécesseurs comme Bruno Cheyrou, ou Nicolas Fauvergue étaient surmotivés face à Lens, qui ne leur avait pas fait confiance en catégorie de jeunes…

Depuis, les effectifs se sont progressivement mondialisés. Cette saison, on peut compter une dizaine de nationalités différentes de chaque côté. Et moins de 8% des noyaux professionnels seront constiués de « locaux ». Ainsi, ils ne sont que quatre susceptibles d’apparaitre sur la feuille de match dimanche :

  • LOSC (1) : Lucas Chevalier né à Calais
  • LENS (3) : Didier Desprez et Gaël Kakuta, nés à Lille. Adam Oudjani né à Lens

Par ailleurs, Gael Kakuta qui postule pour une place de titulaire a certes été formé à La Gaillette jusqu’en 2007, mais il lui aura fallu attendre son retour cet été pour faire ses premiers pas en pro avec les sang & or (après avoir joué pour une douzaine de clubs à travers le monde…)

 

Conclusion

Le football a évolué en même temps que la société, modifiant avec lui le « derby du Nord ». En 2020, la mondialisation bat son plein, la notion de ville, voire de département disparait peu à peu. Une rencontre opposant Lille à Lens n’est donc plus la bataille de clochers d’antan. Si les joueurs régionaux formés au clubs se font rares, ce match demeure important pour des supporters, attachés à un maillot, de génération en génération. Pour eux, c’est la suprématie régionale qui est en jeu.

La région peut d’ailleurs se féliciter d’avoir un derby fidèle à ses valeurs. Le lundi 19 octobre, les uns ou les autres se feront évidemment chambrer en fonction de l’issue du match, mais cela reste bon-enfant, et l’on est loin des scènes de violences émaillant certains derbies dans le monde. Fin 1991, La Voix des Sports annonçait « La disparition du derby du Nord ». Près de 30 ans plus tard, on s’enthousiasme toujours pour ce match, et c’est bien là l’essentiel !

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